AdBlock Plus veut avoir la peau d’Atlas, l’ad serveur multiécran de Facebook

octobre 2, 2014

Screen Shot 2014-10-02 at 11.54.03Après le rachat de la plateforme de publicité Atlas à Microsoft en 2013, le réseau social Facebook a présenté cette semaine la nouvelle version d’ « Atlas Advertiser Suite » qui permet aux annonceurs de mesurer précisément l’efficacité de leurs campagnes de publicité sur Internet avec pour objectif de mieux cibler les internautes sur tous les sites web et applications mobiles, quel que soit le périphérique utilisé (PC, tablette, smartphone).

fb_atlas_home_icon-whyatlas-2colLe Wall Street Journal indiquait la semaine dernière que Facebook va lier les comptes des utilisateurs Facebook avec l’historique des sites visités, émettant l’hypothèse que Facebook aura ainsi la capacité de pister les utilisateurs sur tous les appareils connectés à Internet évoluant dans son écosystème. Présent sur de nombreux sites, le mode de connexion rapide depuis son compte Facebook signifie qu’Atlas pourra vérifier qui a vu telle publicité, sur quel appareil mobile, etc.

fb_atlas_home_icon-realimpact-2colDe plus, Atlas ne sera plus uniquement dépendant des cookies, qui ne sont pas adéquats sur mobile et sont donc devenus un outil limité dans le ciblage publicitaire. Désormais, l’annonceur va pouvoir suivre l’activité des utilisateurs et ses usages depuis tous ses appareils connectés à Internet et ainsi envoyer des campagnes toujours plus ciblées en croisant ces grands nombres de données. Facebook affirme que l’identité des utilisateurs restera anonyme, mais utilisée sous forme de « marketing basé sur l’utilisateur » qui verra son profil utilisé par Facebook pour envoyer ses publicités ciblées.

fb_atlas_home_icon-crossdevice-2colDe nombreux utilisateurs risquent alors de trouver inacceptable cette utilisation des données personnelles à des fins commerciales, c’est pourquoi Adblock Plus propose aux internautes de bloquer les tentatives de publicité ciblée d’Atlas et Facebook. Bien sur l’utilisation d’Adblock n’est pas sans contrepartie, puisque l’entreprise elle aussi commercialise les données de ses utilisateurs. C’est un peu l’histoire de l’arroseur arrosé.

Pierre Berendes