Audience : PubMatic veut redonner la main aux éditeurs

octobre 4, 2013

pubconnect-960x360Ecrasement des marges, déplacement de l’audience, essor du RTB et du mobile, la publicité vit une révolution sans précédent qui transforme les rôles traditionnels des acteurs en place. Les éditeurs s’adaptent à ces évolutions et ne vendent plus de l’espace média à l’ancienne mais une audience qualifiée. Dans cette optique PubMatic propose désormais d’effectuer l’arbitrage entre l’offre et la demande. L’objectif du SSP est de permettre à l’éditeur d’afficher la publicité qui lui rapporte le plus.

PubConnect a pour objectif d’augmenter le CPM des éditeurs et de diminuer la part d’invendus de leur inventaire.

Aider les éditeurs à se regrouper pour générer plus d’audience et de revenus

utde8bs67lg5rb917vswPubConnect permet aux éditeurs soit de se regrouper « à la volée » en fonction des segments d’audience que leurs clients recherchent grâce à un système d’achat par échange croisé, soit de se regrouper de manière plus structurée en créant un  réseau privé. Avec ce système les éditeurs n’ont pas besoin d’être déjà partenaires pour s’acheter et se vendre de l’inventaire. Prenons l’exemple de deux grands groupes de presse tels que Lagardère et Prisma Presse. Ils ne sont pas partenaires et pourtant il y a peut-être des segments d’audiences ou des verticaux que l’un vend mieux que l’autre. Dans ce cas il n’y a pas de raison que Prisma ne puisse pas puiser dans le segment « ménagères de moins de 50 ans » de Lagardère et le vende en mode partage de revenu ou commission s’ils sentent qu’ils sont mieux à même de le faire. Tous les modèles économiques et mécaniques achat sont envisageables (CPC, CPM…) Ou bien, autre exemple, on pourrait imaginer que The New York Times laisse les blogueurs locaux exploiter et monétiser le segment d’audience lié à tout ce qui concerne la ville de New York. L’outil permet à des groupements d’éditeurs de se nouer de manière souple car tout ce dont ils ont besoin est une API et un système de facturation.

Redonner le contrôle aux éditeurs pour qu’ils fixent eux-mêmes leurs conditions

La manière de se regrouper peut prendre plusieurs formes. Dans certains cas, un éditeur agira en tant que «chef de file », créant ainsi un nouveau réseau publicitaire « first-party  » avec d’autres éditeurs qui seront ses partenaires. Dans d’autres cas, les éditeurs vont tout simplement mettre en commun leur inventaire en collaboration avec d’autres éditeurs en consortium. Dans tous les cas, les éditeurs définiront eux-mêmes leurs propres conditions, y compris les types d’audience dans l’inventaire et les prix plancher associés. Un tel réseau est similaire aux places de marché privées à la différence qu’il permet à l’éditeur de reprendre la main en traitant en direct avec les clients. Cette alliance entre éditeurs autour d’un inventaire exclusif leur permettra de rivaliser avec les plus grands acteurs de la publicité mondiale.

prigent-pubmatic« Notre métier est d’aider les éditeurs à prendre le contrôle et optimiser leur patrimoine digital, tous écrans confondus, web, mobile, tablette et IPTV. Avec cette offre d’extension d’audience nous recréons un bassin de business entre le premium et les invendus et permettons aux éditeurs de garder le contrôle sur leurs ventes. Nous sommes un moyen pour les éditeurs de s’associer pour faire en sorte que l’offre rencontre la demande de façon optimale » conclut Frédéric Prigent, DG PubMatic France.