Avec le rachat de Sapient, Publicis préfère les bons vieux services aux promesses de l’ad-tech

novembre 3, 2014

sapient_featuredQuand la croissance organique s’essouffle, rien de mieux qu’une bonne acquisition pour changer la donne. Publicis vient de mettre la main sur l’américain Sapient pour 3.7 milliards de dollars. La cible n’est pas toute jeune puisque la firme de Boston a été créé il y près de 25 ans, affiche 85 M$ de bénéfices et compte 13 000 collaborateurs. Sapient est valorisé environ trois fois son chiffre d’affaire et surtout 44% de plus que son dernier cours.

Si cette annonce permet de gagner près de 4 ans dans l’objectif de l’entreprise de générer plus de la moitié de ses revenus dans le numérique, pour séduire ses investisseurs, Publicis annonce 50 M$ d’économies liées à ce rapprochement. Mais c’est surtout la complémentarité et l’intégration sur laquelle ont peut s’interroger raisonnablement.

Maurice Levy, Chairman and Chief Executive Officer of Publicis Groupe, attends the company's 2013 annual results presentation in ParisOn a l’impression que Publicis est encore passé à côté. En effet, le groupe parisien a fait le choix d’investir dans du service là où il aurai pu (dû) miser sur de la technologie. On a l’impression que Publicis garde un temps de retard sur le marché de la publicité, d’ailleurs le cours de l’action est orienté à la baisse…

A moins que la rumeur de rachat de Criteo ne reparte prochainement.

 

Pierre Berendes