Yannick Bolloré, le PDG d’Havas, parle du programmatique : « Je n’ai aucune crainte au sujet de l’avenir de la créativité »

octobre 3, 2014

Yannick BolloréIl pense que la publicité programmatique deviendra la plus importante part de la publicité digitale, tous médias et canaux confondus, y compris pour la télévision à câble, tout simplement parce qu’elle est plus efficace pour les clients et les agences. Mais il ne voit pas de conflit entre l’automatisation et les processus créatifs nécessaires à la publicité. Ce sont quelques-uns des principaux messages du PDG de Havas, arrivé cette année, Yannick Bolloré, durant l’Advertising Week à New York.

« Les algorithmes ne replaceront jamais les directeurs artistiques et je n’ai aucune crainte au sujet de l’avenir de la créativité », a-t-il dit, selon ce que rapporte la presse américaine. Plus encore, comme les médias deviennent extrêmement fragmentés, pour capter l’attention des personnes il faut encore plus de créativité, a-t-il expliqué. Le fait qu’il ait un background en production cinématographique est par ailleurs mis en valeur par la presse américaine, comme un gage supplémentaire de garantie de l’importance des processus créatifs dans la stratégie actuelle du groupe.

Durant son intervention, Yannick Bolloré a évoqué la stratégie d’intégration des pôles média et créatif du groupe (présent dans plus de 100 pays et en restructuration ces dernières années), dont le bras programmatique est représenté par le trading desk Affiperf qui s’affiche désormais en tant que plateforme demand side (DSP). Yannick Bolloré a évoqué l’importance du mobile, qu’il considère comme un secteur vital pour les investissements et la publicité, sans pour autant qu’il exige une stratégie à part.

Havas_pôlesToujours selon ces sources, Bolloré a évincé toute rumeur au sujet d’une possible fusion avec Vivendi – tout en reconnaissant que les deux groupes ont des actionnaires communs (dont son père) – ou tout autre projet de F&A.

« Nous ne pensons pas que plus gros et plus grand c’est toujours mieux. Nous avons 16 000 personnes, ce qui signifie que nous avons taille et échelle et vous devez être grand assez pour satisfaire aux demandes des clients globaux. » Et tout en rappelant que Havas est un groupe familial, il a complété : « Nous ne sommes pas dans une course à l’échelle, mais dans une course au talent. »

 

Sources : The Wall Street Journal, The Drum et Adexchanger.

 

LUL