Ce que Widespace apporte à La Place Média (interview)

mai 15, 2017

Mobile.

Fin avril, la place de marché programmatique française La Place Média (LPM) annonçait son partenariat avec Widespace pour la monétisation des inventaires mobiles de ses éditeurs membres (lire ici). D’après cette annonce, les éditeurs membres de LPM auront leurs inventaires mobiles proposés avec la technologie « Summit » de la suédoise Widespace pour la diffusion de formats premium sur Android et iOS, avec un accès garanti, du ciblage prédictif et surtout des prix fixes (et non en enchères comme en RTB). Pour en savoir plus, nous interrogeons Jean-Philippe Caste, directeur commercial France de Widespace.

Vous évoquez une véritable marketplace dans le cadre de ce partenariat annoncé avec La Place Média: comment va s’articuler votre offre commune ? Tout l’inventaire mobile proposé par LPM est concerné ?

Jean-Philippe Caste, Directeur Commercial France de Widespace

Jean-Philippe Caste, Widespace.

Fin 2016, Widespace a lancé SUMMIT [voir notamment ici], sa plateforme programmatique full stack mobile. Jusqu’à l’annonce de cet accord avec La Place Média, seuls les éditeurs représentés par Widespace en régie étaient présents au sein de la plateforme. Avec ce nouveau partenariat, La Place Média intègre donc la MarketPlace basée sur la plateforme SUMMIT de Widespace. Tout l’inventaire mobile proposé par La Place Média est potentiellement concerné. Les intégrations des éditeurs ont démarré courant avril. Nous espérons rapidement séduire une grande majorité des éditeurs.

Pouvez-vous nous expliquer plus en détails pourquoi la solution que vous proposez est non intrusive et en quoi elle constitue une véritable alternative qualitative pour les marques aujourd’hui ?

Les formats publicitaires display proposés dans la MarketPlace ne sont pas intrusifs. En termes d’intégration, nous demandons aux éditeurs d’insérer les tags de pub au cœur de la page, que ce soit en haut ou au milieu de la page. Contrairement à l’interstitiel, nos formats ne recouvrent pas le contenu du site. Ce qui évite de gêner le mobinaute lors de sa navigation. Ces formats homothétiques (6:1, 2:1, 1:1) sont d’ailleurs dans les dernières recommandations de l’IAB US (fin 2016) concernant les formats mobile display. Pour ce qui concerne les formats vidéo, il en va de même. Ils sont particulièrement bien intégrés et stables. Le « StreamView » (exemple là) se déclenche uniquement lorsque la publicité est à plus de 50% dans l’écran. Et évidemment, le son est coupé par défaut.

Vous vous définissez comme une entreprise de publicité mobile branding et data-driven. Les logiques de performance sont donc hors sujet pour vous ?

Depuis dix ans, le positionnement de Widespace a toujours été premium et la suite de solutions que nous proposons sur mobile, des formats interactifs dans des contextes premium opérés avec la bonne technologie et accompagnés d’insights d’audience assez poussés, permet aux marques de travailler sur cet objectif branding.

Mais depuis plus d’un an, et le lancement de notre propre algorithme prédictif basé sur la détection d’intérêt des mobinautes et permettant de cibler les mêmes profils, nous constatons que nous avons de plus en plus de clients ayant pour objectif principal la performance (sites de paris en ligne par exemple).  C’est peut-être « enfoncer une porte ouverte » mais afficher des publicités à des mobinautes censés être intéressés, ça fonctionne plutôt très bien. Cela ne nous semble donc pas antinomique. D’autant que certains formats offrent cette complémentarité. C’est le cas du « Swipe Cube » (base 1:1 ou carré) qui offre plusieurs faces et autant de réponses. Nous avons souvent des campagnes avec  trois ou quatre faces incluant une créa display sur l’une d’entre elles avec le message principal, une vidéo sur la suivante et pourquoi pas un drive-to-store si le mobinaute veut se rendre immédiatement en magasin.

Questions formulées par Luciana Uchôa-Lefebvre

(Images : Shuterstock et Widespace pour la photo de Jean-Philippe Caste.)