Comment les ingénieurs de Facebook font-ils pour fonctionner en Afrique

octobre 27, 2014

Internetorg1Ce sont 1,3 milliards de comptes actifs dans le monde, dont 1 milliard d’utilisateurs mobiles. Ces deniers temps Facebook a tout fait ou presque pour perfectionner son application mobile (lire ici notamment) et faire en sorte que ça marche… Pourquoi ? Parce que l’environnement mobile est complexe : ce n’est pas un mais plusieurs environnements avec systèmes d’exploitation, appareils, réseaux, qui ne cessent d’être modifiés.

Mais ces efforts louables ne marchent pas forcément. Un exemple ? Facebook en Afrique. Sans préciser de quel pays s’agissait-il, l’ingénieur en chef de Facebook Jay Parikh racontait durant une conférence, selon ce que nous rapporte Recode (ici), qu’un groupe d’ingénieurs, en visite sur place justement pour tester l’application sur des zones pauvres en réseaux de communication, a constaté des performances désastreuses : des photos qui ne se chargeaient pas, des forfaits d’échange de données qui s’épuisaient en téléchargeant l’application, et avant même que l’opération ne soit complétée, des bugs….

Facebook_login_appJusque-là rien d’étonnant ni d’exclusif à Facebook : là où la technologie nécessaire au fonctionnement d’Internet, notamment sans fil, n’est pas au point, personne ne peut faire du miracle. Sauf que… si Facebook souhaite vraiment se diriger vers son deuxième milliard d’utilisateurs… ces obstacles risquent fort de lui poser de sérieux problèmes. Faudra peut-être commencer par équiper ces pays, soit les deux tiers de la planète qui ne sont pas encore connectés…

Et bien c’est exactement ce que tente de faire Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, en lançant il y a tout juste un an, avec Ericsson, MediaTek, Nokia, Opera, Qualcomm et Samsung le « partenariat mondial » internet.org qui vise donner accès à Internet là où il n’existe pas. Un des moyens serait une réduction des coûts promise par les équipementiers et opérateurs partenaires du projet des connexions mobiles, la mise au point de smartphones low cost ainsi que de partenariats « afin de déployer plus largement l’accès à Internet dans les communautés non-desservies ». On en est encore loin. L’autre, serait en baissant la quantité de données servant à faire fonctionner les applications et en travaillant avec des données compressées.

Le potentiel pour Facebook est en effet énorme. Aujourd’hui, pour ne prendre que l’exemple de l’Afrique, ils seraient 100 millions utilisateurs actifs de Facebook… soit quasiment un Africain sur 2 ayant accès à Internet !

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LUL