Contenu : les marketeurs devraient rectifier le tir (étude)

novembre 17, 2015

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Aux Etats-Unis, une étude révèle qu’ils sont une majorité (70%) de consommateurs à utiliser trois canaux différents et plus pour obtenir des informations pouvant les aider à étudier et ensuite prendre une décision d’achat. Et pour 79% d’entre eux ces canaux sont les moteurs de recherche, le site web de la marque et les évaluations des clients. Presque la moitié (45%) donne beaucoup d’importance aux données et statistiques pour l’aide à la décision et 20 % des consommateurs apprécient tout particulièrement les vidéos de présentation explicatives. Surprise, ils seraient peu nombreux en revanche à se baser sur les médias sociaux, les applications mobiles, voire des infographies.

Blue Nile Research, bureau d’études et de conseil fondé par un ancien de Forrester, Nathan Safran, a interrogé 528 Américains en explorant à la fois l’univers des consommateurs (B2C) et des acheteurs professionnels (B2B). Safran considère qu’il existe une importante différence entre ce que les marketeurs sont en train de privilégier comme canaux de distribution de contenu numérique et ce qui fonctionne effectivement.

« Il est certain que les marketeurs disposent de leurs propres instruments d’analyse pour savoir ce qui fonctionne ou pas dans leurs sites, mais ceci est influencé par leurs propres postulats de départ qui leur donnent une vision biaisée de ce qui trouve globalement écho chez les acheteurs », affirme-t-il. L’analyste considère qu’il leur faut donc pondérer leur propre analyse avec une vision un peu plus globale que leur offre ce genre d’étude qu’il vient de diriger.

Il est intéressant de noter que les résultats de l’étude ne s’accordent pas nécessairement en effet avec la panoplie de canaux privilégiés par les marketeurs, comme ceux indiqués par une évaluation réalisée par le Marketing Institute (voir graphique). Ceux-ci disposent d’un véritable arsenal en milieu numérique de types de canaux de diffusion de contenu différents : en tout premier lieu viennent les médias sociaux (à l’exception des blogs), suivi d’articles dans son propre site, des newsletters électroniques, des blogs et des événements Sans oublier les livres blancs, séminaires en ligne, articles sur d’autres sites, infographies, études…

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Nathan Safran cite l’exemple des infographies : les marketeurs aiment beaucoup ce type de canal car il a un fort potentiel viral, mais ce n’est pas du tout, d’après lui, un outil qui influence une décision d’achat. De même très peu de consommateurs se basent sur les blogs, le social ou les applications mobiles. « Bien que les marketeurs puissent être partout, dans chaque canal, tout le temps et de plus en plus, ce qui est impératif est d’être là où l’audience est en train d’interagir », insiste-t-il.

LUL