Dans le programmatique les machines ne remplacent que les personnes qui veulent être remplacées

juin 20, 2014

madmenABEst-ce que le développement du programmatique s’accompagne d’une cure d’amaigrissement des forces de vente directes chez les éditeurs ? La réponse est non. Les achats programmatique remplacent seulement les gens qui veulent être remplacés. Les profils de type « madmen » et « mathmen » sont nécessaires. Ce n’est donc pas une transition des hommes vers la machine. Il ne faut pas opposer les deux. Il n’y a jamais eu un moment dans l’histoire où tout est art ou tout est science, où tout est noir ou blanc. Nous vivons dans un monde d’équilibre.

Cet équilibre exige que les créatifs et les scientifiques s’associent. Le trading automatisé devient problématique s’il est opéré est seulement de façon programmatique. Les éditeurs intelligents l’utilisent comme un outil pour fournir une stratégie d’exécution efficace. Les gens sont toujours à la tête. La technologie est le catalyseur. Le programmatique est nouveau et il y a partout une pénurie de talents.

Pour les éditeurs, la donnée demeure un serpent de mer. Ainsi, parfois, il est possible d’avoir entre ses mains une dizaines d’éléments sur chaque visiteur comme son nom, adresse, sexe, age, ses intérêts. La question est toujours la même. Qu’en fait-on ? Qu’avez-vous fait pour créer des expériences plus engagées et une expérience publicitaire personnalisée ? Aujourd’hui, peu d’éditeurs sont capables d’apporter des éléments de réponse. Or, l’exploitation de la data est pourtant le catalyseur pour permettre de mieux valoriser son inventaire et augmenter son eCPM.

 A suivre,

Pierre Berendes