Données : le Data Performance Summit en perspective (interview)

octobre 5, 2015

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Pour la deuxième année consécutive le Data Performance Summit réunira des intervenants d’une très grande qualité – des experts dans le domaine de la data –, pour échanger sur ce sujet durant une journée complète à Paris, le 13 octobre prochain (cliquez ici pour en savoir plus). « Collecter, apprendre et exécuter en temps réel, est-ce possible ? » est la thématique choisie cette année par les organisateurs, qui permettra d’aborder en profondeur la collecte et l’exploitation en temps réel des données notamment autour des plateformes de gestion de données (DMP) (pour info, voir ici le programme détaillé).

Mais où en sommes-nous en France en matière d’offre de services et de technologies aux marketeurs et aux éditeurs pour la collecte et l’exploration des données au sujet des audiences et au profit des campagnes ? L’organisation d’une conférence consacrée intégralement à cette thématique doit sans doute répondre à des besoins. Mais lesquels ? Nous avons souhaité en savoir plus en interrogeant André Taliercio, VP monétisation et partenariats stratégiques à Triton Digital, considéré comme étant le principal initiateur du Data Performance Summit.

Taliercio_Triton DigitalPouvez-vous nous expliquer ce qui a motivé le choix de cette thématique en particulier pour cette deuxième édition ?

La vocation de cette seconde édition est de faire en sorte que les participants repartent avec des éléments concrets sur le développement de leur stratégie data et des notions claires d’implémentation.

Ces derniers mois, le développement des technologies permet à présent d’envisager l’optimisation en temps réel. Désormais, s’ils le souhaitent, les agences ou les annonceurs peuvent collecter, mesurer et optimiser en temps réel avec des performances certainement jamais inégalées. Les entreprises ont acquis un degré de maturité qui permet à présent d’envisager le stade suivant au cœur de notre programme cette année.

Lors de la conférence nous exposerons les différents aspects du temps réel et son implémentation. Des études de cas illustreront les difficultés rencontrées lors de la mise en place, les solutions imaginées et les résultats obtenus

Vous êtes l’initiateur de cette conférence, qui s’appuie sur un comité de pilotage pour définir ses grands axes thématiques et le choix des intervenants. Pourquoi l’avoir mis en place ? Pour répondre à quels besoins ?

En très peu de temps, les relations entre éditeurs, annonceurs et agences ont changé. Il me paraissait indispensable de proposer une conférence pour partager ces réflexions et comprendre l’industrie de demain.

Nous avons constitué avec la productrice de la conférence – Sophie Attali, directrice de Marevcom, qui produit également l’édition française du SMX, dédiée au search marketing depuis 5 ans – un comité de pilotage composé d’experts avec des profils complémentaires, professionnels dans la data, mais surtout des professionnels de l’ad-tech (advertising technology). Nous avons notamment la chance d’avoir Alain Sanjaume avec nous, qui est un grand expert de la data en Europe et qui contribue largement aux thèmes et à la sélection des speakers. Notre connaissance de l’industrie nous permet de proposer des sujets d’actualité qui tiennent compte des thématiques et des préoccupations du moment. Nous souhaitons innover et restons extrêmement vigilants pour éviter toute promotion commerciale.

L’année dernière notre thème était la fusion des données online-offline (CRM). L’unification de la data (universal ID graph) est un domaine que nous aborderons certainement dans notre prochaine édition. Je dis cela mais tout va tellement vite que peut-être autre chose viendra bouleverser le monde de la data avant octobre 2016. C’est pour cette raison que nous publions notre programme tard, afin de rester au plus proche de la problématique du moment.

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Dans ce domaine en plein essor, beaucoup reste encore à faire et à comprendre. Comment analysez-vous le marché de la data en France comparé avec ce qu’il se fait aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, notamment en termes d’offre d’outils et de services technologiques aux marketeurs et éditeurs ?

De manière générale les mêmes outils et plateformes sont utilisés en Europe ou aux Etats-Unis et ce sont les mêmes acteurs qui offrent leurs solutions. Les sociétés américaines, une fois bien implantées sur leur marché, s’implantent en Europe, leur second marché naturel. Pour les Européens, les Etats-Unis sont, pour des raisons de scalabilité, leur second marché.

La France est très bien positionnée au niveau de la technologie. Les levées de fonds et les dernières acquisitions le prouvent. La France, comme le Royaume-Uni, souffre du cloisonnement des données. Ceci combiné à une faible scalabilité rend la performance globale des données plus difficile en Europe. La France a cependant un atout vis-à-vis le Royaume Uni et les Etats-Unis : les hommes possèdent des compétences reconnues au niveau de la modélisation et de l’analytique qui rend l’implémentation d’outils sophistiqués plus facile et plus rapide.

Dps_DQue conseilleriez-vous au professionnel du marketing ou à l’éditeur qui n’a toujours pas compris par où commencer en matière de traitement et d’exploitation de données de ses clients et prospects en ligne ?

Tout d’abord… venir au Data Performance Summit pour rencontrer des professionnels de la data et assister aux tables rondes qui présenteront des cas concrets ! Pour ma part, je préconise un grand pragmatisme et de tout tester à petite échelle. Les outils autour de la data sont onéreux et touchent à l’organisation de l’entreprise. Lorsqu’un outil semble adéquat, le déployer avec précaution et ne payer qu’au fur et à mesure du déploiement. En fonction des organisations, bien réfléchir entre une solution internalisée ou externalisée.

Vous trouvez ici plus de détails sur cette seconde édition du Data Performance Summit.

LUL

(Images: dataperformanceparis.fr.)