Donner à l’utilisateur le contrôle de son expérience publicitaire : le projet de la start-up Gladly

février 10, 2017

Choix

Et si l’industrie de la publicité décidait d’afficher des messages uniquement aux utilisateurs qui ont choisi de les recevoir, et de stocker seulement les données qu’ils les autorisent  de garder ? S’il est vrai que l’on peut s’interroger sur la faisabilité d’un tel projet, notamment en termes de reach, cela semble être le moyen le plus sûr d’obtenir en retour réceptivité, sympathie et engagement des consommateurs.

Tel semble être le pari de Gladly : permettre aux annonceurs et éditeurs de cibler uniquement des utilisateurs qui ont accepté en amont de recevoir des publicités, en cochant cette option au sein du site web qu’ils visitent. Ce serait aussi la manière la plus probable de ne pas casser leur relation de fidélité et de confiance à l’égard des éditeurs, devenue si précieuse en ce temps de quasi-monopole des géants d’internet.

Les fondateurs de Gladly partent du principe que beaucoup d’utilisateurs sont conscients de l’intérêt de la publicité en tant que source de financement du contenu qu’ils apprécient consommer. Suivant ce raisonnement, les données les plus importantes pour l’industrie seraient devenues celles qui concernent les préférences des utilisateurs, et non celles issues du traçage systématique de leurs pas en ligne.

Les publicités promues par la start-up sont légères, n’interrompent pas l’expérience de l’utilisateur et n’impliquent pas de tracking systématique de son comportement en ligne. « L’utilisateur décide quand voir une annonce, quel type de marque l’intéresse et quelles données personnelles Gladly peut stocker (le cas échéant). » Si la marque dispose de l’adhésion explicite de l’utilisateur, le people-based marketing pourra ainsi être aisément remplacé par une logique de ciblage contextuel (tenant compte de la thématique du contenu consommé, de la localisation de l’utilisateur et du moment de la journée), défend Kevin Jennison, directeur technique et co-fondateur de la start-up.

Même si l’approche de Jennison se veut différente de celle de Project Awesome (lire ici) de Rubicon Project, elle n’en est pas si loin non plus. On constate que les initiatives visant à redonner à l’utilisateur le contrôle de son expérience publicitaire se multiplient. Et tant mieux.

LUL

(Images : Shutterstock.)