DynAdmic veut être le Shazam du contenu vidéo et propose sa techno de ciblage sonore sur les ad-exchanges vidéos

septembre 3, 2013

Alors que le secteur de la publicité en ligne tremble à l’idée de voir les cookies disparaître, une jeune pousse de Sophia Antipolis débarque avec une technologie qui permet d’acheter des inventaires publicitaires vidéos sur les ad-exchanges à partir d’une reconnaissance sonore qui permet à l’annonceur de cibler son audience via les inventaires publicitaires disponibles sur les ad-exchanges. Les niçois de DynAdmic veulent sauver les ad-exchanges vidéos avec leur technologie sans cookie. La jeune pousse veut être le Shazam du contenu vidéo. Pour ce faire, DynAdmic scanne l’URL du site et le contenu de la vidéo de façon à s’assurer que l’environnement est sécurisé pour l’annonceur et exclure le contenu de mauvaise qualité.

Jusqu’ici les annonceurs n’avaient que deux moyens pour cibler les internautes sur les espaces publicitaires vendus en RTB : le cookie pour cibler une audience précise ou le ciblage contextuel de la page pour assurer que le contenu est de bonne qualité pour l’annonceur.

Alors que les cookies sont de plus en plus bloqués, les capacités des ciblages s’en trouvent amoindries. Convaincus des bénéfices de l’information sonore, DynAdmic propose une technologie d’analyse de contenu audio d’une vidéo pour en faire ressortir les mots clés et le contexte. Il est ainsi possible de cibler un message publicitaire parmi 36 catégories ou de cibler des mots clés spécifiques soit l’équivalent du Google Adwords pour la vidéo. Pour un annonceur comme Colgate, il est possible de demander de placer des publicités dès que l’on parle de dentifrice dans une vidéo. Ce ciblage s’oppose aux méthodes dites site-centric ou user centric.

La technologie de DynAdmic ajoute un niveau de protection de l’annonceur par rapport au contenu de la vidéo. «  Notre inventaire est premium » souligne Bruno Champion, le CTO de l’entreprise. « Nous sommes capable de scanner l’URL et le contenu d’une vidéo de façon à exclure le contenu violent ou amateur ». C’est donc du brand safety.

Pour Stéphane Bonjean, le CEO de DynAdmic, l’avantage d’utiliser la solution réside dans l’amélioration de l’engagement du client.

A ce jour, DynAdmic est la seule entreprise à miser sur l’analyse du contenu audio. La solution permet de réduire le CPV (cout par vue). Déjà présente aux USA, l’entreprise vient tout juste d’ouvrir un bureau au Brésil.