En Chine, la fraude serait une affaire de mauvaises habitudes des internautes

novembre 4, 2014

640px-ClavierC’est bien leur business maintenant et il faut donc prendre ces chiffres avec un peu de recul : RTB Asia, né au départ pour proposer des solutions de segmentation d’audience, s’est rapidement converti dans l’analyse d’IP et d’impressions suspects. En lisant l’interview de leur CEO et fondateur Andy Fan à adexchanger, on apprend deux faits intéressants : en Chine, toutes les transactions programmatiques faites dans le cadre des ad exchanges affichent l’adresse IP complet lors des ordres d’enchères ; la fraude y est un fléau et représenterait entre 15% et 20% des impressions programmatiques, estimées à 10 milliards par jour.

« La fraude n’est pas nécessairement l’affaire de robots placés sur un data center. Une grand partie vient encore en réalité des ordinateurs des personnes utilisant encore une vieille version de Windows XP. Ces ordinateurs agissent en hébergeant des logiciels malveillants depuis très longtemps et il est très difficile de les arrêter, car une grande partie des internautes chinois continuent d’utiliser cette version », explique-t-il. En deux mots : il suffit que ces ordinateurs soient Fraudallumés pour que des actions légitimes aient lieu en même temps que celles illégitimes cachées, opérées par des logiciels malveillants dont l’existence les utilisateurs ignorent tout simplement.

Une autre cause de fraude révélée par Andy Fan comme étant le fruit des choix des internautes chinois peut surprendre : en Chine, beaucoup de personnes installent volontairement des logiciels qui servent à générer du faux trafic, par exemple en augmentant le nombre de followers, dans le but d’intensifier leur « notoriété » au sein des différents réseaux sociaux. Le souci est le revers de la médaille : « Une fois qu’ils installent ces logiciels dans leurs ordinateurs, il les engagent également sur d’autres activités dont ils ne sont pas au courant, comme celle consistant à participer d’un réseau de robots.» Stupéfiant !

La solution de RTB Asia applique un algorithme qui établit un score à chaque IP au moment des enchères. Selon le score, on peut considérer que le comportement de telle impression est non-humain est éviter donc à la plateforme DSP de lancer l’offre.

 

Lire ici l’intégralité des l’interview sur adexchanger.

 

LUL

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