Equinix veut doubler la vitesse des ad-exchanges: objectif 60 millisecondes

avril 30, 2014

SatelliteDans la finance, il ne faut qu’un dizaine de milli secondes pour que les transactions soient opérées. Pour le RTB, bien que l’on parle toujours de transactions en temps réel cela se passe en 130 milli secondes. C’est trop pour Equinix qui propose des gros data center. L’entreprise a pour ambition de diviser le temps par deux et permettre que les transaction s’opèrent en 60 milli secondes. Alors que de plus en plus d’enchères sont soumises pour chaque impressions publicitaire, réduire ce temps de latence a un impact direct sur les algorithmes. Certains acteurs comme Appnexus mettent déjà en avant ce phénomène et mise sur la latence la plus faible possible entre leurs data centers. Pour ceux qui misent sur des partenaires, il peuvent se trouver vers un nouvel entrant dans le secteur du RTB, Equinix qui opère traditionnellement des data centers. L’offre d’Equinix a déjà séduit plusieurs acteurs du RTB comme par exemple BrightRoll ou bien Rocket Fuel.

Equinix-Amsterdam-resizedQuel impact ?

Lorsque Rocket Fuel a utilisé la plateforme VideoRTB+ de BrightRoll, il a vu de taux de réponse de ses enchères croître de 48% en comparaison à une connexion réseau publique. Le RTB ce n’est pas seulement envoyer un signal à la vitesse de la lumière c’est tout une conversation quoi doit se dérouler en moins d’une centaine de millisecondes, résume Robert Blackburn d’Equinix dans une interview à Adexchanger. Pour les entreprise qui s’appuient sur un cloud « public » le performance n’est donc pas aussi bonne c’est un peu comme le buffering lorsque l’on fait du streaming sur des réseaux wifi, si vous permettez la comparaison.

equinix-sg2On ne parle jamais assez de ces technologies, mais elles constituent un maillon clé pour que le RTB puisse continuer à se développer. Aujourd’hui la plateforme Ad-IX d’Equinx est connectée à 88 ad exchanges ce qui assure des performances maximales. Ainsi, un ad exchange mobile n’est capable de mener à bien que 1.3 des 1.8 milliards d’enchères qu’il opère quotidiennement. 500 millions d’impressions perdues ça fait beaucoup. Cela va dans le sens d’une récente étude de Rocket Fuel qui met en avant que un tiers des enchères n’arrivent jamais à destination. Pour y remédier certains SSP et DSP sont connectés directement via des connexions directe et ne passent plus par l’internet jugé trop lent et pas assez sur comme c’est déjà le cas dans l’industrie financière. Comme quoi, la ad tech n’a pas fini de s’inspirer de la finance.

 

Pierre Berendes