Fraude : ComScore s’offre l’expertise interplateforme de MdotLabs

août 5, 2014

Screen Shot 2014-08-04 at 23.08.13Le spécialiste américain de la mesure d’audience ComScore s’intéresse à la fraude en ligne, en particulier ce qui touche au trafic frauduleux émanant de robots et d’ordinateurs mutants, le fameux bots. L’entreprise vient de renforcer ses compétences en matière de cyber sécurité avec le rachat d’une start-up de la côte Est : MdotLabs qui s’appuie sur des outils de statistiques et de « machine learning » pour lutter contre la fraude.

Il faut dire que le trafic non-humain et de fermes qui génèrent des clics par millions représente un manque a gagner de 14 Mds $ pour l’industrie de la publicité en ligne. Il y a quelques semaines, Google avait d’ailleurs montré le chemin en s’offrant Spider.io.

Fondé il y a un an, MdotLabs ne compte qu’une douzaine de collaborateurs dont 3 docteurs en sciences. Avec cette acquisition, comScore va pouvoir intégrer les technologies de MDotLabs à son outil de mesure d’audience Media Metrix et dans Validated Campaign Essentials (vCE, qui valide que c’est bien la bonne audience cible qui a été exposée au message). A noter que vCE est utilisé par les éditeurs qui peuvent ainsi connaître le niveau de pollution de leur audience.

computertheft_jpg_280x280_crop_q95Autre nouveauté à venir du côté de comScore à l’automne pour s’assurer que l’audience est bien réelle : Total Video Cross-Platform Planning System et Video Metrix (tracking d’audience). L’objectif est de s’assurer que l’audience des vidéos en ligne est bien humaine car pour calculer le GRP à la télévision il ne fait aucun doute que l’on s’intéresse uniquement aux humains et non pas aux chiens et chats qui eux aussi peuvent regarder la télé. La technologie de MdotLabs appliquée à la vidéo constituera un facteur non négligeable de différentiation pour comScore. En effet, en raison de ses CPMs élevés les fraudeurs raffolent de plus en plus de la vidéo et utilisent des pools de drones qui sont en fait des machines en cloud qui imitent le trafic humain. Cela va donc bien au-delà des premiers hackers qui codaient quelques lignes et exécutaient le tout sur des PCs infectés par des virus informatiques.

Pierre Berendes