iClick Interactive : quand le RTB chinois arrive en Occident…

mai 27, 2014

La stratégie de cette plateforme demand side (DSP) chinoise nommée iClick Interactive peut rendre perplexe. Au lieu de rester concentrée sur son propre marché, certes à ses débuts mais tout de même extrêmement prometteur à première vue, elle décide de se développer à l’international, ouvrant des bureaux à Londres, New York et San Francisco. Son avantage ? Le fait d’avoir une culture d’offre holistique, forgée dans un marché où le programmatique est encore très peu courant et où l’acteur doit faire un peu tout.

« En Chine, le programmatique contribue avec moins de 2% ou 3% de tout l’achat média digital », déclare le CEO d’iClick à adexchanger Sammy Hsieh. «Les annonceurs en Chine ne vont pas donner 2% à 3% de leurs budgets de façon isolée à une autre agence pour les consacrer à la seule plateforme. C’est pour cette raison que nous avons une stratégie de distribution plus holistique », dit-il.

iClick Interactive bandeau

C’est ainsi qu’en Chine l’ad tech essaye de tout intégrer dans sa plateforme : le search, le display, le mobile, la vidéo, en agrégeant et se connectant aux principales sources d’inventaire. iClick Interactive cherche à offrir également de l’analyse des données de navigation et l’analyse stratégiques pour la décision des campagnes programmatiques, que, pour le moment, les marketeurs ne savent pas tout à fait faire seuls. Mais comment se prennent-ils lorsque l’on sait qu’en Chine il est très difficile d’avoir des données justement ? Sammy Hsieh reconnaît que le sujet est encore délicat. « C’est sans doute un domaine à fort potentiel de croissance. Quand vous lancez l’achat programmatique de médias pour un client sans aucune donnée pour démarrer, il vous faut une longue période de collecte pour pouvoir faire marcher vos algorithmes et machines », dit-il.

L’entreprise créée en 2009 dispose de 300 employés sur ses 6 bureaux en Asie travaillant pour des marques d’e-commerce, voyages et finances, essentiellement. Son siège est à Pékin. Pour les tout nouveaux bureaux en Occident, ils sont 7 à s’en occuper.

Lire ici l’intégralité d’interview donnée par Sammy Hsieh à adexchanger.

LUL