Inventaire vidéo en programmatique : Google avec son Partner Select va-t-il réussir son pari ?

mars 11, 2015

google-shows-startups-how-to-master-seo-in-10-minutes-video--2704001fe3Google a tout récemment confirmé la présence d’une sélection de 30 éditeurs premium au sein de sa toute nouvelle place de marché privative vidéo programmatique Google Partner Select, soit un produit très qualitatif ciblant de grands annonceurs. Ce faisant, Google n’a décidément pas fini d’attirer l’attention par ses pratiques qui suscitent parfois de l’interrogation, voire de l’étonnement au sein d’analystes du marché. C’est Kelly Liyakasa, éditrice associée à adexchanger, qui s’interroge cette fois-ci. Selon elle, Google tente de devenir le partenaire média privilégié des marques et des éditeurs, afin de les connecter. Sauf que c’est bien celui-là le rôle et le savoir-faire historique des agences, dit-elle.

« Google a une longue expérience de travail avec des agences, mais ses efforts avec les vidéos premium – qui engendrent des relations plus directes avec des éditeurs – risquent de l’éloigner de ses partenaires de longue date », dit-elle en introduction de son article. Elle illustre bien le changement que Google Partner Select représente en effet si l’on se souvient que pour ses AdWords Google fait travailler des agences représentant à la fois des éditeurs de contenu et des marques.

Or du point de vue des annonceurs cela peut aussi poser problème. Alors qu’historiquement un annonceur fait appel à une agence pour aborder un média, ou bien développe ses relations directement avec ses partenaires média privilégiés, là il faudra passer par Google. En deux mots, Google ici joue le rôle de régie avec une casquette de place de marché privative privilégiant la qualité. L’éditorialiste d’adexchanger s’interroge aussi sur cette notion de premium et sur les capacités réelles de Google de délivrer une quantité suffisante d’inventaire premium à travers ce programme, car nul doute que la part d’inventaire avec le plus de valeur restera entre les mains de chaque éditeur pour leurs négociations en direct.

Lire ici le billet de Kelly Liyakasa

AM