La dualité du big data : est-ce un ange ou un démon ?

décembre 24, 2014

big_data__235913Au cours des derniers mois, notre perception de l’utilisation des données personnelles par les gouvernements et les entreprises a changé radicalement du fait de l’affaire Snowden et des agissements secrets de la NSA qui enregistre tous nos faits et gestes. Depuis, les professionnels de la publicité en ligne et du marketing digital n’ont cessé de se questionner sur la collecte, l’analyse et l’usage des données collectées dans le cadre du big data.

Bien sûr, la collecte des données est une chose nouvelle pur tous. Pourtant, que l’on parle de bannière publicitaires ou de cookies, toutes les techniques de tracking sont aussi vielles qu’Internet. Les techniques de tracking permettent de proposer une série de services dans le domaine de la santé pour lutter contre le cancer ou le virus Ebola ou bien de l’environnement pour les projets qui touchent au réchauffement climatique.

ange-demonAlors, si le big data fait autant de bien, où est le problème ?

Le soucis est que le big data c’est un peu comme un rasoir à double face donc qui coupe deux deux côtés. Autant le potentiel du big data peut être extraordinaire pour améliorer notre quotidien, autant il est possible de facilement en abuser et d’utiliser le tracking pour faire de l’argent ou pire encore pour suivre à la trace ses ennemis et si besoin les éliminer.

Alors que faut-il changer ? 

Le facteur clé avec le big data c’est d’éduquer les ingénieurs et les data scientists sur l’éthique avec une rigueur similaire à celle du système de santé ou judiciaire.

Dans l’équation du big data, nous sommes chacune des variables que l’analyse tente de résoudre. Ce sont nous les professionnels du marketing qui déterminons jusqu’où il est possible d’aller. C’est donc de notre responsabilité collective d’apprendre comment l’utiliser correctement. Il ne faut pas jeter ce qui touche au big data à la poubelle. Soyons optimistes, même s’il existe des craintes au sujet de l’utilisation des données personnelles.

 

Pierre Berendes