La multiplication d’appareils mobiles modifie la façon de consommer les programmes audiovisuels

mai 11, 2015

global_social_media_23Sous la poussée du numérique, la consommation de programmes audiovisuels évolue à une vitesse sans précédent. La dernière étude Nielsen «Global Digital Landscape» s’appuie sur 30 000 internautes interrogés dans 60 pays pour comprendre comment le paysage digital affecte notre mode de consommation des écrans, comment, où et pourquoi nous regardons des contenus vidéos sur ces différents écrans. Les contenus vidéo ont été définis comme tout type de contenu (programmes TV, films, vidéos amateurs…) regardé sur une télévision, un PC ou un appareil nomade (mobile, tablette…). L’étude observe également les préférences en termes de consommation des contenus vidéos, par exemple les appareils privilégiés pour tel ou tel contenu, et selon le lieu de visionnage (en déplacement ou chez soi).

Videology-crossscreenLe multi-écran devient la norme

Selon l’enquête, près de six sondés sur dix (59%) à travers le globe trouvent pratique de regarder des vidéos sur leur appareil mobile. L’Europe en est moins friande (37%), la France étant légèrement plus enthousiaste (40%) que ses voisins. En outre, plus de la moitié des répondants mondiaux (53%) affirment qu’une tablette est tout aussi bien qu’un PC fixe ou portable pour regarder la vidéo, un score supérieur à la moyenne des répondants européens (41%) et français (45%).
La télévision reste malgré tout le support favori pour visualiser la plupart des contenus vidéos, notamment chez les Français. 71% d’entre eux s’accordent à dire que plus l’écran est grand, mieux c’est pour regarder des contenus vidéo (au-delà de la moyenne européenne de 55%). L’exception à la règle : les vidéos de courte durée (moins de 10 minutes), pour lesquelles les internautes français préfèrent l’ordinateur (55%), suivi par le smartphone (22%) et la tablette (18%).
Megan Clarken, vice-président exécutif, Nielsen Global Watch, commente : « L’industrie des médias doit intégrer ces changements de mode de consommation des écrans et adopter les bonnes stratégies pour offrir un contenu attrayant, pertinent et facilement accessible à travers les différents écrans et canaux. »

TV_GoogleRetard de la France sur la télévision et les réseaux sociaux

A travers le globe, les discussions en live autour des programmes TV deviennent un phénomène. Les conversations en temps réel sur les réseaux sociaux sont en train de remplacer les traditionnelles discussions du lendemain matin devant la machine à café…

Plus de la moitié des répondants mondiaux (53%) disent qu’ils aiment regarder des programmes TV et participer en live à la conversation sur les réseaux sociaux. L’Asie-Pacifique notamment se distingue (64%), alors qu’en Europe le phénomène est bien moindre (36%)… tout particulièrement en France (18%) ! Les Français sont néanmoins 39% à surfer sur internet pendant qu’ils regardent des contenus vidéo.

« Les deuxièmes, troisièmes et parfois quatrièmes écrans deviennent une extension fondamentale de l’expérience du spectateur », observe Megan Clarken. « Bien que de multiples écrans donnent aux spectateurs plus de choix, ils donnent aussi aux fournisseurs de contenu et aux annonceurs plus de possibilités et moyens d’atteindre et d’engager leur cible. Ainsi une expérience vidéo bien conçue sera celle qui non seulement rendra le visionnage plus agréable, mais qui aura également maximisé le temps d’interaction avec les marques. »

call-to-actions-in-facebook-video-adsLes jeunes consomment la vidéo autrement

Toutes les générations regardent la TV à la maison, mais son importance est encore plus grande chez les seniors. Ainsi, 90% des 65 ans et plus disent regarder des vidéos à la télévision, suivis par 79% des baby-boomers (50-64 ans), et 69% de la génération X (35-49 ans). La tendance s’inverse chez les générations Y et Z, qui sont plus nombreux à utiliser l’ordinateur que la TV pour regarder des contenus vidéos.
A l’extérieur, 6 personnes sur 10 utilisent leur téléphone mobile pour consulter des vidéos, quelle que soit la génération. Seuls les 65 ans et plus se distinguent 42%.

«Générations Y et Z, les natifs du numérique, sont des consommateurs voraces de médias et les téléphones mobiles sont au centre de leur vie», estime Megan Clarken. Pour les jeunes consommateurs, l’usage du mobile s’est généralisé : il est utilisé n’importe où, pas seulement en mobilité mais aussi dans le salon, par exemple. Les fournisseurs de contenu et les annonceurs doivent adopter desapproches flexibles afin d’atteindre les consommateurs là où ils sont, sur les appareils utilisés à l’instant t, pendant leurs activitésfavorites. ».

 

Pierre Berendes