Le blocage « intelligent » de flash sur Google Chrome : prochaines étapes

septembre 2, 2015

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Vous le savez, Google l’avait déjà annoncé en juin, les créations et contenus interactifs ou vidéo développés sur Flash ne sont plus acceptés sur le navigateur Chrome depuis le 1er septembre. Cela peut faire peur à certains éditeurs et annonceurs, mais ne semble pas représenter une grande surprise, puisqu’il y a une sorte de consensus dans l’industrie du digital depuis un certain nombre de mois, voire d’années, que cette technologie devra être progressivement abandonnée pour un nombre croissant de raisons (lourdeur, incompatibilité avec le mobile, source d’instabilité, fragilité face à la fraude etc.). Google n’est pas non plus le seul à le faire (Mozilla et Amazon ont pris des décisions semblables).

Google_html5Mais ce blocage n’est pas fait de manière univoque : il est « intelligent » et ne concernerait pas les contenus centraux d’une page. À en croire les nombreuses analyses faites sur ce sujet et les déclarations officielles de Google (ici) ce sont les petits formats non-centraux du type in-banner qui seront les plus touchés. Les publicités sur AdWords ne seront pas non plus affectées, en tout cas la plupart, puisque Google a développé un outil qui permet leur transition automatiquement vers le format html5 et ce depuis juin.

Ce changement affectera vraisemblablement surtout les éditeurs travaillant avec Flash pour des publicités du type in-banner, analyse Manny Puentes, responsable de technologie à Altitude Digital (lire ici). Mais, pas de panique, dit-il, inutile de se jeter sur la première solution du type html5 pour résoudre ce problème. Pour l’analyste, il faut prendre son temps, adopter une stratégie globale pour son inventaire vidéo et tester les différentes solutions du marché afin de trouver celle qui réponde avec la meilleure expérience pour les utilisateurs. Dans le court terme, tandis que l’éditeur évalue et choisit sa solution en html5, il peut privilégier des players de taille moyenne ou grande– en tout cas au-delà de 400 pixels – a priori pas concernés dans un premier temps par la décision de Google. (Lire son billet complet sur adexchanger.)

 

LUL

 

(Images: Google.)