Le jour où Facebook gagnera la bataille du marketing cross device

février 12, 2015

Michael CaccavaleFacebook continue de mener sa politique agressive de monétisation avec la puissante carte du tracking cross device que son environnement et grande échelle d’audience lui permettent de proposer aux marques. Grâce au fait que ses membres restent connectés, le réseau dispose d’une richesse hors pair de données à leur propos et peut les suivre à travers les différents appareils qu’ils utilisent. C’est ce qui fait Atlas, l’ad server de Facebook qui mesure les différents canaux d’attribution des campagnes.

Une carte supplémentaire dont Facebook dispose est également la possibilité qu’il donne à ses clients de continuer de servir des publicités Facebook_login_appet suivre ses internautes membres à travers d’autres sites que le réseau. Facebook a également récemment introduit en phase test le bouton « payer », qui permet aux membres de directement acheter des services et des biens affichés sur les bannières au sein même du réseau.

Cela fait beaucoup de cartes en effet. Mais il en manque certaines, d’après l’analyse fort à propos de Michael Caccavale, CEO à Pluris Marketing.

Contrairement à ce que l’on imagine, dit-il, il n’y a pas encore de certitude dans le marché sur les capacités réelles qu’aurait Facebook de relever le challenge des campagnes cross canal, car celles-ci exigent une grande complexité  de nuances de messages, selon chaque segment ciblé, chaque site, chaque canal. Bref, elles exigent beaucoup de données. « Il est certain que Facebook sait ce qu’aiment ses propres membres, mais est-il prêt à délivrer le bon message aux bonnes personnes à la bonne cadence sur des sites où il ne collecte pas de données ? », questionne-t-il.

facebook-google-squareMichael Caccavale pose cette question en mettant Facebook en perspective avec Google, de loin son concurrent en termes de reach. Car il ne faut pas oublier que si Facebook détient 7,79% des parts de marché de la publicité digitale, Google en détient 31,45%. Il demeure donc loin devant (voir ici le dernier état publié par emarketer).

« Facebook aura besoin de compter sur l’aide d’autres sites, qui devront décider combien de données ils souhaiteront lui transmettre », explique-t-il. Et ce sera seulement à ce moment-là, lorsque les autres sites voudront vraiment jouer le jeu avec Facebook, que l’on pourra commencer à se dire que c’est le début de la fin pour Google, conclut Michael.

 

LUL

 

Lire ici le billet de Michael Caccavale, publié sur adexchanger.