Le mobile n’est pas une fin mais un moyen, encore faut-il savoir le maîtriser

octobre 15, 2014

Struq1Les environnements mobiles enregistrent deux fois plus de clics sur les publicités que sur le desktops et plus de la moitié du trafic sur site des e-commerçants se passe sur mobile. Alors comment expliquer que le taux de conversion sur desktop soit 54% supérieur ? Le CEO de la plateforme de retargeting cross-device Struq, tout récemment achetée par Quantcast, Sam Barnett, vient livrer son analyse et prôner une approche multi-écrans effective pour que les annonceurs tirent réellement profit du boom mobile.

Dans un billet publié sur adexchanger, Sam énumère un certain nombre d’éléments qui – pris séparément – semblent évidents pour expliquer les raisons de cette mauvaise performance du mobile. Il n’en reste pas moins qu’il faut en tenir compte pour changer la donne, et valoriser le trafic qui, lui, est bel et bien là.

À commencer par l’ergonomie des sites sur mobile. Citant une (déjà ancienne) étude de Quicksprout, il nous rappelle que seulement 57% de 100 plus importantes marques disposent d’un site optimisé pour mobile et que 41% des consommateurs ont tendance à visiter la concurrence après une mauvaise expérience sur mobile. Si l’information n’est pas au bon endroit, on finit assez rapidement par abandonner son projet d’achat, soit pour tenter plus tard, sur desktop, soit au profit d’un site où cela apparaît bien plus aisée.

Struq2De là en découle d’ailleurs deux autres explications de cette mauvaise performance du mobile pour les conversions : du fait même d’une mauvaise ergonomie, on clique souvent par erreur sur les publicités ; comme il n’est pas aisé de concrétiser son achat sur mobile et que le desktop apporte le confort supplémentaire de se souvenir de nos différents identifiants et mots de passe, on préfère souvent faire la recherche sur mobile, mais concrétiser l’achat au calme, au bureau ou à la maison, sur son desktop.

Enfin, Sam Barnett évoque aussi des questions de respect de la vie privée, le consommateur sur mobile serait selon lui plus inquiet de ce que l’on fait de ses données personnelles.

Morale de l’histoire : il faut sans doute améliorer l’expérience que les consommateurs ont sur votre site sur mobile, mais surtout prendre en compte le fait que le mobile participe au cheminement de conversion, comme une étape indispensable, mais non pas nécessairement la dernière. Si les marques se mettaient à analyser l’intégralité du parcours de conversion de leurs cibles, en prenant les différents devices comme faisant partie de ce même processus, elles pourraient mieux adapter les messages en fonction et avoir un impact plus conséquent sur le taux de conversion.

 

Lire ici le post du CEO de Struq.

 

LUL