Le programmatique pointé des doigts par le géant américain de l’édition féminine Meredith

septembre 17, 2014

Meredith_magsElles sont 100 millions à lire un magazine ou info en ligne de ce groupe américain réunissant 14 magazines généralistes pour le public féminin (comme Parents, Every Day, Family Circle etc.) et une centaine d’autres publications spécialisées, ainsi que des dizaines de sites et d’applications mobiles. Avec la transition du digital, le National Media Group, l’une des deux principales branches de Meredith Corporation a su se transformer pour dompter ce virage, en développant ses offres en ligne et tout récemment en achetant un site très couru, alrecipes.com. Son bras marketing et publicité digitale, Meredith Xcelerated Marketing, gère la relation avec les grands annonceurs, parmi lesquels Kraft, Lowe ou Chrysler. Mais tout récemment, lors de l’annonce de ses résultats pour l’année fiscale terminant en juin 2014, on apprend que cet important éditeur américain a vu ses revenus publicitaires (en ligne) baisser de 4% le dernier trimestre. La faute à qui ?

Au programmatique, selon Tom Hardy, président de National Media Group, d’après ce que nous rapporte Advertising Age. Hardy fait allusion au changement des habitudes des consommateurs qui migrent vers le mobile et surtout des marques, et des grandes annonceurs, qui embrassent le programmatique. « Le marché a beaucoup changé dans le paysage digital », dit-il. Les revenus trimestriels du groupe ont baissé de 5%, les revenus publicitaires, de 9% ; ramenée à l’année, la baisse des revenus a été de moins de 3%, mais celle des revenus publicitaires, de 6,5% (voir ici les résultats financiers du groupe).

Meredith_marques

Selon le CEO Stephen Lacy la faiblesse a été particulièrement remarquée dans la vente de display au sein des sites féminins. Oui, le display, le premier touché par le programmatique. Or, parallèlement, le groupe investit dans les technologies programmatique et notamment les données. On peut donc s’attendre à ce que la stratégie soit de proposer de la valeur ajouté à ses annonceurs, avec une offre data, tirant vers le haut la valeur du l’inventaire, pour palier à ces plus récents résultats. « Ce que nous constatons est que nos données propriétaires sont d’une très grande valeur pour bon nombre de nos annonceurs et nous serons en mesure de cibler ces données pour des campagnes spécifiques et aussi sur le mobile ».

À bon entendeur…

LUL

Lire ici l’article d’Advertising Age.