Les médias traditionnels gagnent des audiences sur le numérique, les pure players stagnent aux US

février 8, 2016

Wall street journal

Contrairement à ce qu’il était commun d’observer, les éditeurs numériques dits pure players (qui sont nés dans le digital) sont en train de voir stagner leurs audiences alors que les médias dits classiques, anciens, qui ont du se convertir au numérique, ont le vent en poupe. Cela s’observe aux Etats-Unis, d’après les statistiques diffusées par comScore.

450px-International_newspaper,_Rome_May_2005Pour les pure players, on évoque une limite qu’ils seraient en train d’atteindre, une sorte d’essoufflement, analyse Digiday. L’article cite les exemples de Business Insider, dont le trafic, toutes plateformes numériques confondues, aurait augmenté de 10% en une année terminée en novembre 2015 (pour atteindre 40 millions de visiteurs uniques chaque mois) contre 80% en 2014 et de BuzzFeed, dont les audiences seraient restées stables, contre une hausse de 42% observée l’année d’avant.

Les performances sont diamétralement opposées lorsque l’on découvre les chiffres des médias traditionnels. Durant l’année complétée en novembre 2015, Les audiences du Wall Street Journal auraient grimpé de 47%, de Forbes, 38%, De Hearst Digital Media, 45%, de Condé Nast Digital, 37%, de CNN, 22% et du Washington Post, 57%.

Pour Ricardo Bilton, auteur de l’article, cette performance des éditeurs traditionnels prouve qu’ils ont compris comment faut-il se prendre pour stimuler l’intérêt des audiences et en capter des nouvelles. Et cela se passe au sein de leurs propres propriétés digitales et également sur des plateformes sociales, comme Facebook, Snapchat ou Twitter.

Comme l’analyse très justement Scott Havens, directeur monde de digital à Bloomberg Media et ex-Time Inc, « si vous êtes en train de faire ce que font les startups et que vous disposez d’une marque qui a de la valeur tout comme des ressources pour embaucher et construire, cela ne me surprend pas du tout cette belle performance des anciens ».

Lisez ici l’article très intéressant de Ricardo Bilton, sur Digiday.

LUL

(Image: capture de l’édition digitale The Wall Street Journal.)