Aux US les recettes de pub digitale (+ 20,4%) boostées par le mobile (+66%) et plus concentrées

avril 26, 2016

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Les revenus obtenus avec la publicité en ligne aux États-Unis ont grimpé de 20,4% en 2015, passant à $ 59,6 milliards au total sur l’année. Ces chiffres viennent d’être publiés par le bureau américain de l’Interactive Advertising Bureau (IAB), qui a commandé l’étude à PwC.IAB-étude2015-format

C’est la sixième année consécutive de croissance à deux chiffres observée dans l’industrie. Pour le seul dernier trimestre, la hausse observée comparée à la même période de 2014 est de 23% et, comparée au troisième trimestre 2015, de 18%.

Le moteur incontestable de cette croissance est le mobile, avec 66% de plus sur l’année et un montant total de $ 20,7 milliards de budgets dépensés.  Dans ce classement PwC inclut le search mobile, qui pèse pour 48% (le display compte 49%).

La vidéo digitale hors mobile a également grimpé : +30%, pour atteindre $ 4,2 milliards sur l’année. Comparativement, la hausse du search non-mobile a été assez timide, de 8% seulement, bien que ce dernier représente 34 % de tous les revenus publicitaires sur internet (mais c’est moins que les 38% de 2014).

L’étude observe en effet une perte de vitesse de toutes les catégories non-mobiles (search, bannières, rich media etc.), ce qui est une conséquence logique, les budgets n’étant pas illimitées, et le mobile ayant accaparé le gros des efforts en 2015.

La publicité sur les réseaux sociaux (applications, web mobile et desktop) a monté de 14% en 2015 comparé à 2014, les réseaux sociaux attirant 18% des budgets publicitaires digitaux.

Les annonceurs qui investissent le plus dans la publicité en ligne sont les commerçants, suivi des constructeurs automobiles et du secteur financier.

Un marché très concentré

Le gros des revenus publicitaires en ligne (75% !) se concentre entre les mains d’une dizaine d’acteurs. La tendance à la concentration a continué de s’accentuer d’une année à l’autre, selon cette étude qui a pris le dernier trimestre de l’année comme référence pour la comparaison. L’IAB relativise cette tendance, en rappelant que la part du gâteau des 10 premiers s’est maintenue relativement stable ces dix dernières années, fluctuant entre 69% et 75%.

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LUL