Les tactiques de la BBC pour augmenter ses revenus et limiter la fraude

avril 17, 2015

BBC_adigital_649x240C’est vrai cela fait un peu penser aux marchés financiers : avec leurs différents écrans ouverts, chacun branché sur une plateforme d’achat BBC_marquesdifférente, les opérationnels de la BBC Wolrdwide Americas passent leur journée à contrôler et à s’ajuster en fonction des demandes des acheteurs. Et cela passe aussi par la modification des prix planchers en fonction de leur comportement et de leur volume d’achats. Chez eux, 30% des recettes publicitaires leur parviennent des canaux programmatiques et il est attendu que ce chiffre atteigne les 45% l’année prochaine.

En interview à adexchanger un responsable comptes et le directeur des ventes programmatiques de BBC Wolrdwide Americas expliquent le principe : si le même annonceur participe constamment aux enchères avec un petit montant, on aura tendance à relever le prix plancher. Mais lorsqu’une même marque – connue, identifiée – réalise un gros volume d’achats, le prix plancher peut baisser.

Dans un contexte où le média est financé par des fonds publics, le programmatique est envisagé comme un canal de monétisation à l’étranger, en-dehors du Royaume-Uni, et donc pour tout l’inventaire et non uniquement des invendus.

Bouclier anti-fraude

Etant un éditeur très premium et convoité, la BBC peut se permettre de mettre en place des mesures draconiennes de contrôle d’accès à son inventaire : en créant des listes noires pour des catégories entières d’annonceurs, comme ceux du secteur des assurances, dont on dit qu’ils sont le plus souvent assaillis par les réseaux de fausses impressions, tout en donnant des autorisations à des annonceurs bien identifiés, individuellement. Tout est contrôlé par les équipes, de manière systématique et journalière, en temps réel. C’est selon eux la seule manière de maîtriser ce qui s’y passe. En effet, ils auraient observé moins de 5% de trafic non-humain sur leur inventaire.

Une autre astuce : travailler avec un nombre limité de partenaires.

Lire ici l’article d’adexchanger.

LUL