l’IAB et les annonceurs américains veulent une certification pour le brand safety

mars 16, 2015

IAB_tagSur fond de réseaux de fausses impressions (nous vous parlions d’une méga étude publiée récemment sur ce sujet, ici), de problèmes de visibilité, de piratage et de manque de confiance, l’industrie de la publicité semble vouloir réagir, en tout cas aux Etats-Unis. L’Association des Annonceurs Nationaux (ANA), l’Interactive Advertising Bureau (IAB) et l’Association Américaine d’Agences de Publicité (4A’s) viennent de mettre au point un programme visant à certifier des entreprises qui seront reconnues comme des sortes de garants de la qualité des services proposées par l’ad tech et des différents acteurs de l’industrie, notamment des éditeurs, qu’elles auditeront. Ces entreprises travailleront « pour les annonceurs et leurs partenaires  afin de protéger leurs marques », c’est-à-dire, pour « les ad networks, ad exchanges et DSPs ».

Ce programme intitulé Brand Integrity Program Against Piracy est lancé dans le cadre de l’initiative TAG (pour Trustworthy Accountability Group), une sorte de groupe de travail portant la responsabilité de donner de la fiabilité à l’industrie de la pub en ligne. En effet, depuis septembre dernier les trois entités se sont associées pour « combattre la fraude, les réseaux de logiciels robots et le piratage de contenus tout en augmentant la transparence du marché ». Et de grands noms de l’industrie s’y sont associés, dont Omnicom, Motorola, Google, Facebook, AOL et Brightroll (lire aussi ici).

Qui fera partie du club ?

Le programme contre le piratage intègre également le combat contre la fraude des fausses impressions et toute sorte de malveillance. Il démarre avec un groupe de deux auditeurs indépendants reconnus : Ernets & Young et Stroz Friedberg. Les deux auditeurs ont pour rôle de certifier des entreprises de l’ad tech comme étant à même de garantir une charte de qualité. Ces entreprises seront appelées les DAAPs, les fournisseurs de garantie de a publicité digitale. Les critères de sélection incluront les capacités de ces entreprises à :

– Identifier des « entités à risque », c’est-à-dire des sites ou autre propriétés qui représentent un risque élevé de diffusion de contenu piraté ou de biens en contrefaçon ;

– Prévenir les annonceurs et les agences de diffuser du contenu dans ce type d’entité à risque ou dans des sites qui ne collent pas avec les standards définis par eux ;

– Contrôler et évaluer la conformité des placements publicitaires afin de détecter et alerter de l’existence de ces entités à risque.

Qu’en pensez-vous  ?

LUL