Même à Hollywood, l’offre publicitaire de Facebook peine à convaincre l’industrie du film

février 21, 2014

ted_vancleave_behind_the_hollywood_sign_640x480Facebook n’a jamais séduit les gros studios américains. L’industrie du film n’est pas une grande adepte de Facebook lorsqu’il s’agit de faire la promotion des films. Au cours des derniers mois, les gros blockbusters américains n’ont pas beaucoup dépensé leur budget promotionnel sur Facebook. Ainsi, un gros film comme 12 Years a a Slave (Esclave pendant 12 ans),  actuellement à l’affiche et qui est nominé aux Oscar n’a pas dépensé un centime sur Facebook. Idem pour Dallas Buyers Club. Aujourd’hui Facebook s’est un peu transformé en annuaire téléphonique, tout le monde y est présent, si bien qu’il faut y être. Pourtant, les publicité doit permettre d’engager une audience avec un film sur le plan émotionnel, on est donc plus dans le visuel. Facebook est l’outil parfait pour toucher les parents issus de la générations X par exemple mais peut-être moins les ados. Or ce sont eux qui vont le plus au cinéma et pas leur parents. Ainsi, pour les professionnels du film la promotion sur Facebook ne va pas de soit. Le potentiel existe et les taux de clic des campagne y est assez élevé. Au final, Facebook se résume souvent à un ligne de quelques milliers d’Euros sur le plan média.

Lorsque l’on parle de ciblage, tous les studios vantent les mérite de pouvoir toucher uniquement les fans de comédie ou de films d’horreur. La où les studio sont faibles c’est sur la partie narrative qui constitue le coeur de la stratégie de content marketing. Ce n’est pas avec 3 ou 4 postes au cours des 2 mois qui précèdent la sortie que l’on arrive à créer le buzz.

fea-anchorman-01-2013Alors que Twitter est devenu le meilleur amis de la télévision, Facebook n’est pas encore devenu en endroit central pour la promotion des films. A contrario, des plateformes comme Tumlr qui a été racheté l’an dernier par Yahoo semble bien mieux à même de répondre aux attendes du secteur. Le film Anchorman 2 (la légende c0ntinue) est est la bonne explication et le campagne n’aurait pas pu se faire sur Facebook. C’est donc une opportunité manquée pour la firme de Mark Zukerberg.

Il est certain que le lancement des publicité vidéo qui est en phase de teste depuis quelques semaines devrait certainement changer la donne et permettre à Facebook de capturer un peu plus de budget promotionnel des studios de cinéma qui investissent massivement sur Youtube.

 

Pierre Berendes