Native : The Washington Post casse le mur qui séparait contenu éditorial et publicité

janvier 4, 2016

MilwardBrown_native

La barrière entre le contenu éditorial et la publicité a toujours été très valorisée et présentée comme étant infranchissable voire sacrée, par les journalistes.

Même lorsqu’il s’agit d’évoquer la publicité native, où une forte cohérence existe entre ces deux contenus pourtant si distincts, on tient à bien spécifier qu’il s’agit là d’un « contenu sponsorisé » ou d’un message à caractère commercial.PostPulse

Et voici qu’on apprend que The Washington Post a décidé d’innover en matière de publicité native en y intégrant du contenu éditorial du journal.

A travers PostPulse, une offre pas courante du tout, les annonceurs sont invités à recommander des articles publiés par The Washington Post ailleurs dans le site ayant un lien avec le contenu que le lecteur lit sur le moment. Un carrousel d’images fait défiler les différentes recommandations.

Ce contenu recommandé est également en lien direct avec l’objet du message publicitaire. En cliquant sur l’article le lecteur atterrit sur une page de garde sponsorisée par l’annonceur, de quoi prolonger l’expérience avec la marque.

La technologie utilisée par le moteur de recommandation est Clavis, développée par le journal.

Vraisemblablement le directeur de produits publicitaires du journal, Jarrod Dicker, ne se trompe pas lorsqu’il affirme à Advertising Age que le Washington Post est un média historique peut-être en train de devenir « une entreprise média émergente » (lire ici l’article).

Il serait intéressant de savoir ce qu’en pense la Federal Trade Commission, qui vient de publier un rapport sur le thème de la publicité native exigeant qu’une plus forte délimitation se fasse justement entre la pub et l’info, de manière à permettre au lecteur de bien faire la part des choses  (lire ici notre article).

Plus de détails ici.

 

Luciana Uchôa-Lefebvre

 

(Image: MilwardBrown et The Washington Post.)