OpenX fait le ménage sur les inventaires frauduleux des ad-exchanges : 30% d’éditeurs en moins

septembre 5, 2013

2013-09-02_233448Pour une nouvelle, c’est une bonne nouvelle. OpenX va bloquer l’inventaire de mauvaise qualité qui transite sur son ad-exchange. Il va donc faire la chasse aux éditeurs fantômes comme Alphabird, Sambreel ou DigiMogul qui fabriquent des clics, des visites émanant de robot et de fausses impressions. Sur ad-exhange.fr nous avons trop souvent critiqué les DSP et les SSP pour ne pas souligner cette initiative. En effet, de nombreuses études soulignent qu’une part importante du trafic sur les ad-exchanges est frauduleux. Le risque pour les acteurs de la « ad tech », c’est de perdre des revenus. L’annonce d’OpenX est courageuse et espérons que d’autres vont suivre cet exemple.

OpenX va donc prendre le taureau par les cornes et veut devenir l’endroit le plus « sûr » pour opérer l’achat ou la vente automatique d’inventaires publicitaires en RTB. Réputé peu scrupuleux, Google, le leader sur le marché ne devrait pas tarder de répondre. Dès à présent, OpenX dispose d’une technologie propriétaire qui permet de désigner automatiquement et de bloquer le trafic suspect.

La technologie est en place depuis quelques semaines. Désormais près du tiers des éditeurs ne respectent pas les critères de qualité d’OpenX. Oui, près d’un éditeur sur trois contre un sur six, il y a quelques mois. Désormais, l’inventaire disponible est réduit de 10% mais ce chiffre pourrait croître encore. Aujourd’hui OpenX se coupe donc de 10% de revenus potentiels ce qui n’est pas rien. Elle mise donc sur le long terme pour se rattraper. Quelle excellente initiative. Espérons que le reste de l’industrie suive rapidement. En effet, les ad-exchanges sont devenus le terrain de jeu préféré des fraudeurs depuis trop longtemps. Il faut que cela s’arrête. Seuls les DSP et les SSP ont les moyens de sauver les investissements des annonceurs.

BotNetDans le détail, comment cela fonctionne-t-il ? Derrière tout cela se cache une dose de technologie mais aussi un regard humain. Ainsi chaque site qui souhaite commercialiser son inventaire sur l’ad-exchange d’OpenX doit montrer patte blanche auprès d’une équipe d’hommes et de femmes, en tout une dizaine de personnes, qui vont scruter à la loupe chaque domaine. C’est bien peu à côté de Google qui déclare avoir des centaines de personnes qui font la même chose. En plus, la technologie développée par OpenX permet de scanner la vie réelle d’un site en observant si par exemple le contenu est partagé sur les réseaux sociaux et en quantifiant la qualité du contenu éditorial ainsi qu’en comptant le nombre de bannières publicitaires pour chaque page.

Sur le papier, ce que fait OpenX ressemble un peu à ce que fait déjà un DoubleVerify en matière de détection de la fraude au niveau des éditeurs. Sauf qu’OpenX s’appuie sur une relation directe avec les éditeurs. Désormais, c’est chaque impression qui, avant d’être mise aux enchères, est validée ou rejetée par OpenX.

Source : OpenX