Pourquoi la moitié des impressions ne sont toujours pas vues ?

mai 26, 2015

Robots_comScoreAnnonceurs, éditeurs, attention : si vous n’avez toujours pas pris le temps de vérifier l’impact des robots sur vos campagnes et sur vos sites, vos résultats de performance sont certainement erronés et vos KPIs infectés. C’est avec cette phrase que démarre le plus récent document élaboré par comScore pour sensibiliser l’industrie de la publicité au sujet de la fraude des fausses impressions et du trafic non-humain (TNH).

Bot_comscore_NHTBien entendu, comScore a tout l’intérêt d’en parler, puisque l’entreprise propose des solutions de mesure et de détection de la fraude, entre autres. Mais il n’en demeure pas moins que le TNH est une réalité bien palpable qui doit être prise au sérieux et intégrée dans les évaluations des éditeurs et des annonceurs pour que les résultats délivrés/obtenus soient au plus proche de la réalité.

Et qui dit réalité dit aussi questionnement : malgré tout ce qui se dit et qui se fait au sujet de la fraude pourquoi est-ce que globalement les taux de trafic non humain restent les mêmes d’une année à l’autre ? C’est la question que se posait récemment un journaliste du The Wall Street Journal prenant comme référence et point de départ des chiffres de comScore sur la part d’impressions publicitaires qui ne sont jamais vues.

Ce taux serait stable, autour de 54%, toujours selon comScore. Cette stabilité (observée entre le troisième trimestre 2013 et la même période en 2014) a interpellé le journaliste, dans la mesure où l’on entend que de nombreux éditeurs ne cessent d’intervenir pour améliorer l’emplacement de leurs espaces publicitaires en vue d’offrir aux annonceurs une plus importante visibilité.

L’hypothèse avancée par l’article est que la cause vient de la fraude qui ne cesse de se développer ce qui contrecarre les efforts des éditeurs pour améliorer la visibilité. Plusieurs acteurs de l’industrie corroborent dans l’article cette idée, maintient le journaliste, dont comScore, Casale Media et certains annonceurs interrogés. En gros, malgré tout le bruit qui se fait autour de la question des robots et de l’action des réseaux frauduleux dans le marché publicitaire, rien ne serait effectivement pas réglé.

Il va de soi par ailleurs que l’industrie souffre aussi d’une très grande diversité de critères de mesure ce qui rend les résultats très différents selon la solution de mesure qui est adoptée.

Lire ici le document de comScore.

Lire ici l’article de The Wall Street Journal.

LUL

(Images : comScore)