Publicis lance du programmatique pour la santé : mais quelle approche pour les données ?

novembre 20, 2014

Vivaki_LogoUne solution du type trading desk mais spécifique au secteur de la santé. C’est en gros ce que viennent de lancer ensemble deux agences du groupe Publicis, Vivaki, spécialisée dans le digital et le programmatique, et Publicis Health Media (PHM).

Rien de plus logique : réunir les forces d’un savoir-faire dans l’achat programmatique, avec Audience on Demand (AOD), de Vivaki, et l’expertise sur le secteur de la santé de l’agence PHM. Résultat : AOD Health va faire de la publicité en temps réel sur la base d’une connaissance plus approfondie des profils, d’impressions, ce qui suppose pouvoir également manipuler de données permettant de segmenter et cibler des audiences. Or, on sait que dans le domaine de la santé il s’agit souvent de gérer des données sensibles, et protégées par des principes et réglementations traitant du respect à la vie privée. Alors comment feront-ils ?

Dans le communiqué annonçant le lancement de cette solution (lire ici), il est question d’adhérer et respecter tous les principes et usages conformes aux législations relatives à la collecte et exploration de données des consommateurs à des fins publicitaires tout comme aux principes qui garantissent de la brand safety pour les marques.

Plus détaillée, l’analyse du directeur de média de PHM, Benjamin Visich à adexchanger (lire ici l’article) apporte des précisions plus ou moins rassurantes : « Nous ne cherchons pas à mobiliser des données personnelles identifiables. Une grande quantité des 300px-Money_and_pills_in_three_colorsdonnées auxquelles nous avons accès à travers nos partenaires sont des données concernant les centres d’intérêt sur la santé, ce qui est très différent des données personnelles. Et quand on croise des données au sujet des centres d’intérêt dans le domaine de la santé avec toute une multitude d’autres sources – come les données démographiques, sémantiques, contextuelles – on accède à multitude de possibilités sans pour autant toucher aux données personnelles, qui elles, au contraire, relèveraient d’une attitude beaucoup trop invasive. »

Citant eMarketer, les deux agences du groupe Publicis évaluent la manne que ce secteur représente pour l’industrie de la publicité : rien qu’en 2015, il dépensera US$ 1,61 milliards avec de la publicité. Mais très peut se fait pour l’instant en programmatique. Le président de PHM Matt McNally semble très logiquement n’y voir que d’avantages pour le consommateur : « Nous voyons constamment de nouveaux produits et offres média arriver mais sans qu’elles soient adaptées à l’industrie de la santé et du bien-être. Nous sommes fiers de comprendre le secteur de la santé et d’innover dans cet environnement en connectant des éditeurs, les marques pharmaceutiques et de santé et les consommateurs de manière à apporter des solutions en temps réel aux consommateurs au moment même où ils seront en train de chercher de l’aide pour des conditions de santé spécifiques », dit-il.

L’outil sera utilisé cette année en phase tests. On ne cite pas pour le moment les noms des marques qui voudront bien l’essayer.

 

LUL