Retour sur les nouvelles offres de DoubleClick sur mobile

juin 24, 2015

Doubleclick_1Sur DoubleClick, il est désormais possible de : mesurer l’impact des campagnes en mode cross-device (prenant en compte les réactions d’une même cible quel que soit l’appareil utilisé, desktop, tablette ou mobile) ; créer et proposer sur les ad exchanges des formats de publicité native sur mobile ; automatiser le direct garanti également en environnement mobile. La branche qui pilote la publicité programmatique chez Google, DoubleClick, vous le savez, a annoncé un certain nombre d’innovations lors de sa conférence annuelle DoubleClick Leadership aux Etats-Unis, la semaine dernière. Nous essayons d’y revenir avec un peu de recul pour comprendre leur portée tout en vous présentant une courte revue de presse de nos confrères outre-Manche et outre-Atlantique.

Ce triple lancement pour le mobile était somme toute indispensable, les année 2014 et 2015 étant marquées par un fort retournement de l’industrie de la publicité vers le mobile, suivant les usages des consommateurs et préparant le terrain pour l’arrivée des budgets publicitaires qui sont désormais de plus en plus là.

L’analyse des performances des campagnes sur tous les écrans est devenue ainsi un enjeu incontournable : mais toujours fallait-il trouver la solution qui le permette techniquement. Comment faire pour comprendre le parcours de quelqu’un qui s’informe le matin sur sa tablette mais qui ne concrétise l’achat (ou toute autre sorte de conversion) que l’après-midi sur l’ordinateur du bureau ? Dans le cas de Google, cela était devenu aussi une nécessité, vu que la question de l’analyse (mais aussi du ciblage) cross-device va presque de soi pour son principal concurrent, Facebook, pour qui les blocages techniques n’existent pas, vu qu’il s’agit d’un environnement logué (il y est donc facile d’identifier les utilisateurs connectés). Il ne faut pas oublier que le moteur de recherche proposait ce type d’analyse déjà pour les publicités vendues via Adwords. Désormais cela s’applique à tout le web via DoubleClick.

DoubleClickflowSur ce terrain, Google aussi peut être un environnement logué, pour ceux et celles qui adhérent à ses services et y restent connectées (via gmail, Android etc.). Leur portée est comparativement moins importante, comme estiment nos confrères d’adexchanger (lire ici), mais elle reste très significative, bien que là aussi tout chiffre relève de la spéculation (ayant consulté plusieurs sources adexchanger estime à 600 millions le nombre d’utilisateurs « cross-device » identifiables par Google). Mais l’usage que Google en fera s’annonce différent et plus prudent que dans le cas du réseau social : le cross device ici serait utilisé pour de fins d’analyse d’impact des campagnes et non pas pour le suivi (ou tracking) des audiences. Les données seront prises dans leur ensemble. Celles sur les consommateurs logués seront extrapolées aussi pour ceux qui ne le sont pas, selon ce que nous rapporte AdAge (lire ici).

En ce qui concerne la possibilité désormais pour les éditeurs de proposer des emplacements en mode native advertising, DoubleClick informe que ceux-ci peuvent en effet créer leur propre format sur mesure de façon à définir de quelle manière les publicités doivent être présentées sur leur application. « DoubleClick générera ensuite automatiquement les publicités, en les servant à grande échelle et en fournissant des métriques pour faciliter la mise en place de ces campagnes de publicité native » (lire ici la version originale de ce billet en anglais). La plateforme proposera également des modèles standard de pub native.

Enfin, pour ce qui est du programmatique direct, pas de surprise, Google ne fait que suivre une tendance lourde du marché.

 Agawi

Le lendemain de l’annonce de ces nouvelles offres sur mobile, on apprenait par la presse spécialisée que Google a acheté de manière tout à fait discrète une start-up, Agawi, ayant développé une solution qui permet aux utilisateurs d’utiliser une application à travers le web sans pour autant devoir la télécharger. L’information a d’abord été révélée par The Information et relayée par de nombreuses autres sources dont Business Insider. Selon, TechCrunch l’information aurait été de fait confirmée par Google (lire ici) qui ne souhaiterait cependant pas en fournir d’avantage d’éléments. La solution permettrait ainsi au géant de continuer de promouvoir le développement du web à sa façon. Sur environnement mobile, les études démontrent que les utilisateurs passent beaucoup plus de temps sur leurs applications que sur le web.

Pour consulter l’article d’adexchanger, cliquez ici ; l’analyse d’Ad Age, ici ; l’article de Business Insider, ici ; le récit de TechCrunch, ici ; le blog de DoubleClick Publisher ici.

LUL

(Images: DoubleClick.)