SSP : Quel avenir pour LiveRail ?

mai 3, 2016

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La plateforme supply side vidéo LiveRail, jadis si dynamique, serait-elle en train de cheminer vers sa fin, en se dissipant au sein de sa maison mère, Facebook ? Ces derniers mois on entend des représentants de Facebook faire publiquement part de la mauvaise qualité de l’inventaire de la plateforme (lire ici par exemple), achetée par Facebook en 2014, et la presse spécialisée (dont Business Insider) nous apprend la mise en place récente d’une restructuration concernant les anciens de LiveRail ainsi que le départ de son ex-directeur général, Mark Trefgarne.

LiveRail_mobile2Au départ, LiveRail devrait servir d’outil de distribution « full stack » vidéo au réseau social, mais il semblerait que l’intégration entre les deux technologies a posé problème. De plus, la SSP servant aussi les ad exchanges ouverts intégrerait de l’inventaire considéré de mauvaise qualité, avec des problèmes de visibilité et de fraude, selon des propos attribués par Business Insider UK à Brian Boland, VP de produits publicitaires à Facebook. Ces mêmes critiques, nous l’avions vu récemment, ont été reprises par David Jakubowski, responsable d’ad tech au sein de Facebook.

C’est la raison pour laquelle l’activité de l’ad tech s’est depuis concentrée sur les places de marché privatives, les équipes d’ingénieurs de LiveRail étant également mobilisées sur Facebook Audience Network (FAN) la plateforme d’éditeurs mobiles de Facebook, qui est au centre des stratégies du réseau social. C’est aussi la raison pour laquelle Facebook a annoncé à l’automne 2015 sa décision d’arrêter le partenariat de LiveRail avec toute une série de réseaux publicitaires qui étaient ses clients, des acteurs qui se servaient de la plateforme pour acheter et revendre l’inventaire vidéo de tiers (voir ici). Selon adexchanger ce ménage aurait supprimé 75% de l’inventaire qui était proposé par la plateforme SSP auparavant.

Mais ensuite, début janvier, Facebook a arrêté brutalement l’activité d’ad server de LiveRail, qui pour cela comptait tout de même une centaine de clients. N’oublions pas qu’une des principales forces de LiveRail était justement d’avoir les deux volets intégrés, d’ad server et de SSP, ce qui lui permettait de proposer une gestion du type holistique de l’inventaire de ses clients éditeurs ( lire notamment ici…).

Il ne reste plus que l’activité de plateforme de places de marché privatives, qui serait florissante. Mais jusqu’à quand ?

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LUL

(Images: LiveRail.)