Teads veut mettre fin au problème de la visibilité des publicités vidéo

octobre 7, 2014

Screen Shot 2014-10-07 at 09.15.48Le groupe Ebuzzing Teads (ex-Wikio) prépare sa prochaine introduction au Nasdaq l’an prochain et confirme son pivot vers la vidéo programmatique. Désormais l’entreprise change de nom et devient Teads, le nom d’une start-up montpelliéraine lancée il y a 3 ans et acquise récemment. Avec près de 400 personnes et une vingtaines de bureaux dans le monde, Teads espère dépasser la barre de 100 M$ de revenus cette année. Celui qui aspire à un destin similaire à celui de Criteo, mise sur un format publicitaire innovant, l’outstream qui est diffusé entre deux paragraphes d’un site éditorial. C’est donc un nouveau marché pour la vidéo, un nouveau type d’inventaire très différent des flux classiques comme le font Youtube, DailyMotion ou biens les chaines de télévision. C’est donc moins intrusif. En plus, Teads ajoute une analyse sémantique du contenu pour déterminer la pertinence de placer un message publicitaire. Si au moins 50% du lecteur n’est pas visible, alors la vidéo s’arrête d’être diffusée.

Screen Shot 2014-10-07 at 09.16.53Pour se différentier sur ce marché, Teads fait la promesse de vidéo toujours visible. La solution est aujourd’hui adopté par la majorité des sites médias en France (Le Figaro, Le Monde, Les Echos, etc.) comme aux USA (Forbes, The Economist, Reuters, Slate). Ce qui est intéressant c’est que ces médias premium peuvent ainsi prendre le relais des chaines des télévisions dont le contenu est lui aussi d’extrêmement bonne qualité. C’est aussi un contrepied à Youtube dont l’essentiel du contenu est crée par les utilisateurs et donc de qualité moindre. Le segment de Teads c’est donc les éditeurs de premier rang. Sur le plan technique, Teads prend en charge l’ad serving de ces éditeurs. L’intégration est donc très simple. Certains éditeurs comme Forbes utilisent même la technologie de Teads en marque blanche. Aujourd’hui, Teads est connecté avec 3 DSP.

Screen Shot 2014-10-07 at 09.19.05L’avenir est dans la mise en place de place de marché privatives pour les acheteurs. A ce niveau, la demande ne cesse de croitre catalysée par la possibilité de mieux utiliser la donnée, de contrôle les inventaires et d’acheter plusieurs sites sur une seule et même plateforme.

Pour les annonceurs, la facturation se fait uniquement en fonction du nombre de vues effectuées jusqu’à la fin du spot de pub. Pour le moment l’offre en libre service ne représente que 5 à 8% des revenus. Elle cible les moyennes entreprises. Pour ce qui est du programmatique il ne représente que 8 à 10 % des revenus. Cela signifie que les 85% restant proviennent encore des services dit « managés ». La mutation vers l’automatisation reste encore à venir. Sur le plan des formats, ces derniers sont assez proche de ce qui existe en matière de publicité native bien que cela n’en soit pas.

 

Pierre Berendes

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