Un ad server qui analyse les intentions d’achat des visiteurs de sites premiums

juin 12, 2014

Et si l’on unissait la valeur de la data 1st party des éditeurs avec l’analyse de ce que cherche un internaute à l’instant T pour seulement ensuite servir la publicité ? En d’autres mots, au lieu de tracker un individu en fonction de ce qu’il a fait dans un passé récent partout où il va pour le compte d’une marque, pourquoi ne pas prendre le chemin inverse ? Celui de l’individu, là où il est en cherchant ce qu’il cherche ? Cela paraît compliqué ?

Yieldbot_slogan

Dans l’univers de l’ad tech et de la publicité en ligne ce qui ne manque pas est la créativité. Et la solution proposée par Yieldbot a le mérite de sembler à la fois à contre-courant des pratiques de l’industrie – comme le retargeting – tout en étant au cœur des tendances du moment, comme celle qui valorise la donnée 1st party, la plus pertinente pour une marque, mais aussi, et cela va de soi, pour chaque éditeur.

Yeldbot_icon-graphs« We capture valuable moments », défend le slogan de l’ad tech fondée en 2010 aux Etats-Unis. L’idée est bien de faire en sorte que l’ad server de l’éditeur analyse l’impression à l’instant T pour choisir quelle publicité lui servir. « Personne n’a pour le moment connecté les analyses de l’éditeur avec son ad server en temps réel », avance Chris Greene, vice-président senior de développement d’Yieldbot, en interview à Mediapost. Ainsi, lorsque l’utilisateur entre dans un site, l’ad tech analyse ce qu’il fait à ce moment-là ainsi que toutes les informations en lien avec cette navigation-là (et non pas celles d’hier). C’est ce qui compte pour eux. « Chaque clic est un signal explicite » de son intention !

Dans la chaîne de valeur, Yieldbot se positionne à mi-chemin entre la vente directe et les places de marché. L’ad tech se concentre sur un réseau d’éditeurs apparemment premium, dont elle propose de valoriser l’inventaire à un CPM plus élevé que celui proposé par les ad exchanges car le lien se ferait de façon beaucoup plus pertinente pour les annonceurs, et à un ROI supérieur peut correspondre un inventaire plus cher. Comment ? En étudiant le comportement de chaque impression à l’instant T en fonction du contexte du site où elle se situe et des recherches qu’elle réalise, pour en déduire une intention et la relier à une publicité. Yieldbot part ainsi d’une intention pour aller chercher sur le marché ce qui existe comme demande de la part des annonceurs qui soit la plus pertinente. Ils affirment analyser les intentions des consommateurs à travers 2 milliards de pages premium vues.

LUL