Un indice pour le marché de l'inventaire publicitaire disponible en RTB est en gestation

septembre 8, 2014

AdFin2Tenter de décloisonner l’activité de chaque acteur sur les ad exchanges, qu’ils soient acheteurs ou vendeurs, en la comparant à celle du marché tout entier. Telle semble être le challenge qui se propose l’ad tech AdFin, sur le point de lancer son outil. En deux mots, la solution en question est un seul tableau de bord présentant une vue unique des prix d’inventaire originaires de nombreuses sources, en peu à la manière de la cotation en bourse.

L’ad tech est donc, elle aussi, en train de créer son propre indice. Cela nous fait nécessairement penser aussi à l’initiative RTB500 de Mediapost et d’OwnerIQ, indice qui mesure les variations des prix des impressions publicitaires négociées au sein des places de marchés ouvertes pour 500 grands éditeurs (lire ici notre article). Toutes ces initiatives indiquent bien une volonté du marché d’avoir plus de transparence sur les prix pratiqués. Sauf que là AdFin se positionne vraiment côté acheteur pour collecter les informations.

AdFin1La technologie d’AdFin est prévue pour se connecter à toutes les plateformes demand side du marché (DSP), ce qui implique bien que chaque agence, annonceur ou trading desk acheteur donne son autorisation à la DSP en question à fournir AdFin avec les informations concernant ses achats. Il faudrait bien donc que ces acteurs soient tout à fait convaincus de l’intérêt pour eux de fournir ces informations. L’ad tech va-t-elle réussir son pari ? Pour le moment, elle ne serait qu’à ses débuts.

Le tout nouveau CEO d’AdFin Andrew Altersohn a expliqué à adexchanger que l’objectif de cet indice est de donner à l’utilisateur la possibilité de comparer son prix, son enchère avec une valeur agrégée et anonyme de l’industrie dans son ensemble. Pour lui la conséquence de cet accès à l’information du marché est un gain de confiance et une arrivée de nouveaux acheteurs et vendeurs sur le marché ce qui à son tour lui conférerait encore plus de liquidité. Un cercle vertueux.

« Vous devez avoir des marges plus réduites parce qu’il y a de la transparence, mais il y a aussi plus de crédibilité. Les acheteurs croient que le prix qu’ils paient est un prix juste », déclare-t-il, « Notre objectif est celui de tenter de faire ici exactement comme Bloomberg a fait pour le monde financier ». Ce qui ne manque pas d’ambition.

Lire ici l’interview sur adexchanger.

LUL