Vidéo : ce qui va permettre d’attirer les budgets de la télé vers le digital

juillet 21, 2014

Nielsen_iconeNielsen a récemment créée pour l’univers en ligne un nouvel indicateur qui devrait fonctionner à la manière du GRP (Gross Rating Point ou Point de couverture brute) pour la télévision, très centré sur des données socio-démographiques. Le Nielsen Online Campaign Ratings (OCR) peut donc être utilisé comme standard pour l’industrie afin de lui permettre de mesurer l’impact d’une campagne publicitaire en ligne, notamment vidéo. Mais de ce ChrisSmtih_Turnfait, comment s’en assurer que les critères de ciblage d’audience des différents DSP, éditeurs et fournisseurs de 3rd party data seront au même diapason ? Comment être sûr qu’entre les uns et les autres des différences importantes de critères de ciblage ne finissent pas par fausser des résultats au sujet de la pertinence des campagnes ?

L’industrie  devra en fait s’adapter, car l’opportunité lui est désormais donnée de « évaluer la publicité vidéo digitale avec les yeux des annonceurs de la télévision », analyse Chris Smith, directeur général de médias émergents de Turn. En d’autres mots: opportunité lui est donnée pour attirer les gros budgets de la télévision. Il faudra être proactif. D’abord, prendre en considération que les seuls impressions qui comptent pour un acheteur de la télévision sont celles qui touchent des critères socio-démographiques. Ensuite, essayer de comprendre les différences entre ses propres critères et ceux utilisés pour le calcul de l’OCR et s’y adapter.

L’OCR a pour objectif de mesurer et d’optimiser quotidiennement l’audience des campagnes publicitaires en ligne, le profil et la fréquence d’exposition ainsi que la couverture sur cible, tout en se rapprochant des critères utilisés par d’autres médias, comme évidemment la télévision.

Par exemple, en France,  pour produire OCR, Nielsen (associé à Médiamétrie) se base sur 3 sources de données : le taggage des campagnes, des données socio-démographiques anonymisées fournies par Facebook, et le panel d’audience Médiamétrie/NetRatings, soit une base de données des 26 millions d’individus inscrits sur Facebook et 22 000 panélistes Médiamétrie//NetRatings. Cette mesure fournit des analyses par jour, par cible, par campagne, par site-support, par emplacement publicitaire et par régie sur des indicateurs d’audience, de couverture, de répétition et de GRP.

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Cet outil servira largement aux annonceurs traditionnellement adeptes de la télévision qui commencent à migrer petit à petit leurs budgets vers le digital.

Pour Chris Smith les acheteurs dans le digital ont désormais une bonne opportunité pour bâtir d’importants partenariats avec les annonceurs sur la manière d’utiliser l’achat de la publicité vidéo en ligne comme défini par l’OCR. « Ce savoir-faire ouvrira les portes vers de meilleurs résultats », il croit.

Et ils ne seront pas les seuls affectés par ce nouveau critère. Les éditeurs et les fournisseurs de données 3rd party devront eux aussi vérifier comment leurs sites et segments s’adaptent aux critères OCR. Du coup, « les fournisseurs de données voudront augmenter leur dégrée de précision et les éditeurs voudront voir comment leurs audiences sont indexées par l’OCR ».

Enfin, pour lui, tout acteur impliqué dans l’achat de média vidéo en ligne devra avoir la même proactivité à l’égard de l’OCR de Nielsen. Ce qui donnera un standard à l’industrie, et surtout, la confiance aux annonceurs nécessaire à la captation des gros budgets actuellement sur la télévision.

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LUL