Annonceurs : à quoi bon investir en social, si vous n’interagissez pas avec vos visiteurs ?

mars 6, 2017

Alors que plusieurs sources attestent d’un très fort développement du recours aux messageries instantanées dans le monde et en France, les marques peinent à saisir véritablement cette opportunité.

Facebook userEn France, 21,4 millions de personnes, soit 60% de mobinautes, étaient adeptes d’applications de messagerie en 2016. S’il est difficile pour les marques des pénétrer ces espaces très privés, le principe du tchat sur le site ou sur la page sociale de la marque représente en revanche une superbe opportunité marketing : une étude récente réalisée aux États-Unis indique qu’un tiers des consommateurs préfèrent utiliser des robots pour interroger des commerçants ou prestataires de services plutôt que de les appeler (29%) ou de leur envoyer un e-mail (27%). Cette proportion augmente parmi les plus jeunes.

Mais en France les marques ne semblent pas encore actives sur ce domaine, du moins d’après l’étude réalisée par un prestataire spécialisé dans la création de chatbots, Botnation AI : en observant les pages Facebook de 142 grandes marques actives en France fin janvier, l’entreprise a constaté que 80% ne répondent pas aux questions des consommateurs reçues sur leurs pages (!) et que seules 5% d’entre elles ont recours à un chatbot. Pour celles peu nombreuses qui répondent, le temps moyen d’attente est de… 2h48.

On peut se demander à quoi bon investir lourdement en social, si l’échange n’est pas au rendez-vous ?

LUL