A vendre : voyage au coeur de la fraude publicitaire. Mise à prix : 6 Mds$

novembre 7, 2013

Adweek sonne – à nouveau –  l’alarme : non seulement le marché de la publicité en ligne est dangereux, non régulé et comblé de robots, d’arnaqueurs et de trafics douteux, comme un quart des publicités n’auraient jamais été vues par une personne réelle, un fléau qui n’épargnerait pas même les plus grands annonceurs.

L'article d'AdWeek.

L’article d’AdWeek.

L’article démarre avec un exemple concret que le journal en ligne a dénoncé cet été, celui du site FreeStreams.com qui attirait les internautes en plaçant des liens invisibles dans de sites contenant du contenu piraté. Un des annonceurs présents était… Red Bull. L’agence en charge du compte Red Bull, Carat, s’est dès lors mise à la chasse aux sorcières…. retrouvant, au bout de quelques semaines, pas moins de 78 sites en liste noire, et le panel était vaste : certains n’existaient même pas, d’autres ne faisaient pas ce qu’ils vendaient, d’autres avaient déjà été bloqués par l’entreprise auparavant….

Mais le danger va bien plus loin si l’on prend au sérieux l’article rendant compte des analyses d’une entreprise spécialisée en sécurité du web dans les Etats-Unis, White Ops, qui annonce un montant de 6 milliards $ pour la facture payée des fausses publicités. Le secteur de la publicité en ligne serait ainsi en train de vivre une véritable crise du type bulle spéculative, les chiffres vertigineux de la fraude étant de plus en plus mesurés par des entreprises spécialisées en sécurité.

Mais là où l’article semble pousser à l’extrême le cri d’alerte : s’appuyant sur cette étude, il indique que le phénomène impliquerait le crime organisé, d’ex-braqueurs de banques, de milliardaires russes (tant qu’on y est, pourquoi pas d’autres nationalités ?) et concernerait un sixième des ordinateurs dans le pays. De quoi donner froid dans le dos. « De fait, selon différentes sources à travers cet écosystème, le faux trafic est inhérent à la publicité en ligne et c’est comme ça que le marché fonctionne. Et pléthore de très importantes sociétés sont impliquées, volontairement ou non. »

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L.U.L.