Le phénix AOL renaît de ses cendres: +100% dans le programmatique qui compte pour 34% du CA

août 7, 2014

phenixAol est donc éternel. Le phénix renaît de ses cendres grâce à ses activités dans le domaine de la publicité programmatique qui ont enregistré une croissance annuelle de plus de 100% selon son CEO Tim Armstrong soit bien plus que le marché pourtant déjà très dynamique. En un an, le programmatique est passé de 5% à 34% des revenus d’AOL qui a réalisé sa mue. Au Q2 AOl a généré 606 M$ de CA (+12%) dont 194 M$ pour la partir plateforme avec un profit de 27 M$. En dehors du programmatique, le prix du CPM en hausse en particulier pour ce qui touche à l’inventaire vidéo a permis à AOL d’afficher de bons résultats pour le T » : +8% pour le display et 6% pour le search. La partie plateforme qui intègre Adap.tv. Ad.com, AOL One ainsi que le DSP et le SSP maison ont eux enregistré une progression du CA de plus de 60%.

La capacité à mieux monétiser son inventaire montre qu’AOL s’en sort bien mieux que Yahoo qui est souvent vu comme son concurrent direct. Il faut dire que sur le premium, AOL s’appuie sur le projet Devil qui lui permet de résister en matière de commoditisation de l’inventaire et ce sur le desktop, le mobile et bientôt aussi via des formats de publicité native. Adap.tv qui a été racheté il y a un an pour plus de 400 M$ affiche un croissance de plus de 60% : la vidéo est donc le moteur de la croissance de la division AdTech d’AOL.

AOL-2Sur la partie contenu, AOL a racheté plusieurs titres comme le Huffington Post, TechCrunch et Engadget. Il semble bien que l’activité publishing ne soit plus aussi essentielle et que c’est bien la AdTech qui a pris le dessus donc c’est dans ce domaine qu’AOL va certainement continuer à faire ses emplettes avec pourquoi pas un DMP car la firme ne dispose pas encore de cette brique essentielle dans l’utilisation de la donnée des éditeurs au profit des annonceurs. Dans un marché qui se consolide, il semble qu’AOL sera certainement dans les 20 ou 30 acteurs qui survivrons parmi les 200 qui sont aujourd’hui sur le marché.

Pierre Berendes