Mobile, formats innovants, native et branding : les priorités d’HiMedia pour 2015

février 24, 2015

HiMedia_slide_img_pleinecranSuite de l’interview avec le PDG du groupe HiMedia (pour voir la première partie, cliquez ici).

Plein Ecran, votre régie vidéo multi-écrans toucherait aujourd’hui 12,3 millions de vidéonautes, ce qui vous positionne parmi les leaders du marché en France selon Médiamétrie. Plein Ecran travaille-t-il en programmatique ? Du côté de l’inventaire vidéo programmatique, quelles évolutions observez-vous en France ?

Nous travaillons également en programmatique en vidéo avec Liverail et en mobile également. Tous les formats standardisables passent en gestion programmatique. Ce n’est ni plus ni moins que de l’adserving amélioré par du « yield  algorithmique ».

Hi Media est aussi une régie mobile avec mobvious réunissant des sites et applications de vos éditeurs membres. Là encore, une approche mobile first semble s’être imposée chez vous. Mais est-ce que la publicité personnalisée – basée sur une logique de suivi sur la base de données émanant de l’utilisateur – est vraiment possible sur cet environnement ?

Bien sûr ! Nous avons d’ailleurs récemment réalisé l’acquisition de la société admoove qui personnalise les publicités d’après la géolocalisation GPS des mobinautes. Et nous avons d’autres projets en réflexion sur ces sujets. Le mobile est une priorité pour nous.

Ad Exchange zimmermanY a-t-il encore des obstacles technologiques à la publicité sur le mobile ?

Il y en a bien sûr mais tout comme pour la publicité sur ordinateur (validité des cookies, id unique vs privacy laws, adblocks) et les équilibres évoluent en permanence. En réalité, pour qui se penche vraiment dans l’univers mobile, les possibilités publicitaires liées à la technologie sont beaucoup plus riches que celles qu’offre une navigation sur PC. Il reste toutefois du travail pour que les formats soient plus pertinents. Le Native advertising que nous travaillons en programmatique via Quantum (dont HiMedia est actionnaire) apporte des solutions très intéressantes et performantes.

Les annonceurs sont-ils vraiment au rendez-vous du mobile d’après vous ?

Oui et de plus en plus. Le M commerce représente déjà environ 15% de l’e-commerce. Par ailleurs, pour ceux qui ne vendent pas via mobile, ce support est idéal pour générer du trafic sur les lieux de ventes physiques. Le potentiel est très bien intégré par les annonceurs. D’où un véritable décollage du marché publicitaire sur smartphone.

Vous avez une vision assez complète sur l’ensemble des supports, à la fois en mode automatisé que traditionnel. Y a-t-il des limites au programmatique ?

Himediamobv_audiCelle de l’opération marketing non standardisée et celle du yield holistique qui n’est pas réaliste (voir sur cette question la première partie de l’interview de Cyril en cliquant ici).

Enfin, d’une manière générale, est-ce possible d’envisager aujourd’hui les ad exchanges pour des campagnes de sensibilisation à la marque, plutôt que de la pure performance ?

Les ad-exchanges sont des régies améliorées et le programmatique un adserving survitaminé. Donc il n’y pas de domaine de régie dont les ad-exchange seraient exclus.

Quelles sont les priorités de votre régie pour cette année 2015 ?

L’innovation dans le mobile et les formats display. La vidéo ou le display « grand format » (type billboard wetransfer ou wildhitz.nl) particulièrement adaptés au branding. La publicité locale ou géociblée (mobile avec Admoove et desktop avec Local Media). Le native advertising comme le pratiquent Quantum et Démotivateur.

Luciana Uchôa-Lefebvre