Quand le tracking pour la pub en ligne joue contre les éditeurs au lieu de les aider

novembre 27, 2014

Catchpoint_1Qu’elle soit programmatique ou pas, la publicité en ligne implique de nombreux éléments de tracking, comme les cookies ou pixels ayant une multitude de fonctions : observer et récolter des données sur le comportement de navigation de l’utilisateur (anonyme), évaluer les performances d’un site, permettre aux marques de faire du retargeting etc. Or, ces éléments sont devenus si nombreux qu’ils finissent par rendre la page « lourde » et engendrer un temps de chargement beaucoup trop long. Résultat fort probable : on décourage ainsi le lecteur ou internaute, qui finira, au bout de 5 secondes en moyenne, par changer de page sans avoir consulté le contenu en question.

C’est l’ad tech spécialisée dans le suivi de performances Catchpoint Systems qui vient d’étudier la question et de livrer les résultats de son enquête, selon ce que nous rapporte MediaPost (ici). Elle s’est intéressée à 4 secteurs d’activité : infos, e-commerce, les sites de recherche et voyages. Et c’est bien le secteur des infos qui présente le délai le plus long de chargement (complet) d’une page : 8 secondes en moyenne. Pour ce qui est de l’e-commerce ou bien des voyages, le temps d’attente est de 5 secondes.

Comme explique le directeur de web performance à Catchpoint, toujours selon MediaPost, « une organisation n’a pas de contrôle sur les éléments tiers présents sur sa page. Ainsi si un site dispose de 50 éléments tiers, il sera dépendant de 50 serveurs différents et du fait qu’ils puissent charger rapidement, ce qui n’arrive pas toujours ». L’explication donnée à un délai plus long observé sur les sites d’infos est l’usage plus fréquent de vidéos, et notamment la présence de plusieurs clips vidéos en-dehors même de l’espace visualisé par l’utilisateur, below the fold.

 

LUL