Quand les réseaux sociaux deviennent de puissants acteurs de la publicité en ligne

juillet 29, 2014

Il y a bien longtemps que l’on s’en est rendu compte. La différence est que désormais cela devient public : les réseaux sociaux sont bien plus que des réseaux sociaux ; ils sont la poule aux œufs d’or de la connaissance et des données au sujet de leurs membres, le graal des marques et des agences média.

Nous l’avons vu, avec la toute récente annonce de Facebook dont nous vous avons fait écho, selon laquelle le réseau va désormais analyser les comportements de navigation de leurs membres sur le web pour ensuite bâtir des segments et des profils qu’il livrera à ses clients annonceurs (lire ici). Que penser d’autres réseaux comme Twitter, qui a investi $ 350 millions dans l’acquisition de la plateforme de publicité mobile MoPub, l’automne dernier ?

twitter-mopubCe qui saute aux yeux déjà est le résultat du premier trimestre de Twitter en ce qui concerne se revenus publicitaires. Le réseau a obtenu $ 226 millions avec la vente d’espaces publicitaires, soit une hausse de 125% comparée à la même période de l’année dernière, sachant que la publicité mobile a compté pour 80% de ce résultat (lire ici). Nous l’avons compris : hier réseau social, aujourd’hui Twitter est également, et par extension, un puissant réseau publicitaire mobile.

MoPub est une place de marché qui connecte les marques et les annonceurs avec les éditeurs d’applications et pages web mobiles proposant de l’inventaire disponible sur 1 milliards d’appareils mobiles. Gagne le droit de servir la publicité celui qui propose l’offre la plus intéressante.

MoPub a sans nul doute bénéficié de cet achat par Twitter, puisque désormais tous les utilisateurs du réseau social sont directement accessibles sur la plateforme. Twitter à son tour en bénéficie également, puisque MoPub l’aide grandement à se monétiser (nous avons pu remarquer plus haut). Mais pas uniquement. MoPub travaille ailleurs que sur Twitter et dispose donc d’une masse de données segmentées notamment au sujet des interactions entre les utilisateurs et les applications mobiles à laquelle Twitter n’aurait jamais pu rêver d’accéder.

Sur ce sujet, lire aussi cet article publié sur Gigaom (ici).

 

LUL