Définition: quelles sont les particularités d'une plateforme DSP mobile ?

octobre 7, 2014

(Suite de la série de billets livrant les définitions des acteurs de l’industrie de concepts clés de la publicité en ligne.)

 Impiger mobile

Renaud Biet, co-fondateur, TabMo : « Les DSP mobiles sont tournés vers l’écosystème applicatif, qui concentre plus de 86% du temps passé par un utilisateur sur son mobile (Etude Flurry Analytics). Leur ADN étant mobile, elles sont donc bien mieux à même de gérer ses subtilités entre autres : segmentation via device ID et géolocalisation. »

Sylvain Deffay, directeur France, Infectious Media : «La première particularité d’un DSP mobile est la limitation des formats, liée à la taille des écrans mobiles. La majorité de l’inventaire disponible est “in-app”,  c’est-à-dire dans les applications, et impose au DSP mobile de s’intégrer aux différents fournisseurs d’application tels Apple, Android ou Windows. Le tracking est également difficile a effectuer et limite le travail d’une campagne, celle-ci ne pouvant être mesurée le plus souvent que par le taux de clic menant à un téléchargement direct. »

mobileRomain Gauthier, directeur commercial, MediaMath : «Il n’y a pas de vrai raison à ce que des plateformes DSP mobiles existent séparément. L’achat de médias mobiles devrait faire partie de toute plateforme DSP intégrée, permettant l’optimisation des achats médias sur tous les périphériques. TerminalOne donne aux spécialistes du marketing l’accès aux médias programmatiques sur l’ensemble des canaux adressables, y compris celui du mobile. Cela dit, le mobile présente toute une série de défis spécifiques dans le cadre d’une approche programmatique. Premièrement, une grande partie de l’inventaire mobile reste encore confinée aux ad-networks mobiles, notamment en raison de l’absence actuelle d’identifiants fiables, ce qui rend opaques ces inventaires. Deuxièmement, devant l’inefficacité des cookies pour le tracking mobile, d’autres solutions doivent être mises en œuvre pour assurer la cohérence des achats mobiles avec les autres canaux. Troisièmement, il est nécessaire de prendre en compte les caractéristiques uniques du mobile, comme la taille de l’écran et les capacités de périphérique, ainsi que le taux élevé de clics accidentels. Tous ces défis peuvent être surmontés avec une solution intégrée puissante comme TerminalOne. Celle-ci est capable en outre de tirer parti des spécificités que le mobile apporte en termes de ciblage géographique et de contenu hautement personnalisé et pertinent. Une approche programmatique mobile autonome entraînera une planification et une exécution de ses plans médias en silos, alors qu’une solution intégrée permet de déployer des campagnes multicanaux fluides, améliorant l’expérience publicitaire de ses clients et prospect en minimisant le coût d’achats média. »

 

Pour rappel…

Même dans le cadre d’un blog destiné aux professionnels et certains initiés de l’industrie de la publicité digitale, comme l’est ad-exchange.fr, certains concepts courants – comme le RTB, DSP, SSP, data, device ID… et bien d’autres – peuvent parfois sonner faux, du moins porter à confusion. Ils peuvent également évoquer autant de sens parfois que les contextes auxquels ils se réfèrent, autant de déclinaisons que d’acteurs qui les manipulent au quotidien.

Pour tenter d’y voir un peu plus clair, ad-exchange.fr a élaboré un certain nombre de questions pour cerner ces concepts et ces idées et les a posées à plusieurs dizaines d’acteurs de l’industrie, tous métiers confondus en Europe et outre-Atlantique. Les réponses sont livrées telles quelles sous forme de citations. Ce billet en est un exemple.

Propos recueillis par LUL