Snapchat : encore un « walled garden »

septembre 15, 2016

Metamarkets_analytique

Snapchat est en train d’adopter une attitude qui est devenue une tendance parmi les réseaux sociaux et qui consiste à créer ses propres règles du jeu et son univers fermé, à l’image de Facebook, et c’est bien dommage. Mike Driscoll, fondateur de Metamarkets, une plateforme d’analytique en temps réel de publicité automatisée, publie une analyse très intéressante sur MediaPost, très critique au sujet de « l’ouverture » de Snapchat à la publicité.

Le réseau social de partage de messages et d’images éphémères a lancé à la fin du premier semestre de l’année son API et son programme de partenaires visant à faciliter la mise en place de campagnes publicitaires (voir ici). En créant ses propres règles du jeu et en n’adoptant aucune solution ou standard du type programmatique, le réseau ferme ses portes et laisse l’industrie sans moyens d’analyser et de comparer ses performances, déclare Mike Driscoll.

« Snapchat a pris la décision de suivre l’exemple de Facebook et d’autres ‘walled gardens ‘ en créant ses propres standards », affirme-t-il. «  Sans publicité standard et sans visibilité sur la performance au sein du réseau comparé à d’autres canaux, les marketeurs seront laissés dans le flou. »

Car ces règles et solutions ne « communiquent » pas avec celles qui sont en quelque sorte devenues des standards de l’industrie de la publicité en ligne, avec ses ad exchanges et enchères en temps réel, plateformes d’achat (DSP) et de vente (SSP).

« La publicité programmatique offre des bénéfices incroyables aux marketeurs, car elle simplifie amplement l’exécution des campagnes digitales qui couvrent différents canaux. Pour donner une dimension et affecter de manière efficace leurs budgets les marketeurs ont besoin d’analyses standards au sujet de leurs performances à travers les canaux de manière à réaliser des comparaisons honnêtes avec le reste de leurs dépenses », conclut-il.

LUL

(Image : Metamarkets.)