The Financial Times va vendre des publicités avec comme critère le temps d’exposition

juin 24, 2014

Le tempsD’un côté, nous voyons des acteurs de l’ad tech lancer l’engagement comme critère de mesure et de facturation, à la place des CPM, dans une logique très pragmatique (lire sur ce sujet notre article ici). A l’autre opposé, on voit des éditeurs laisser tomber ce même critère du coût par mille affichages au profit du… temps, le temps que les utilisateurs maintiennent le contenu affiché, un critère ambitieux, qui se veut gage de qualité.

C’est le Financial Times qui vient de l’annoncer. Nous essayons de décortiquer leurs motivations, à travers l’interview que Jon Slade, directeur commercial de publicité digitale au Financial Times a accordé au magazine en ligne Contently (ici).

Slade a la précaution de dire qu’il s’agit d’une expérimentation, qui confirmera ou non la thèse qu’ils souhaitent prouver au sin du FT. « Plus longtemps vous montrez un message, plus de résonance il aura sur les audiences », résume-t-il tout simplement. Et cette idée colle avec les efforts des journalistes, éditeurs et concepteurs du journal de créer des expériences fortes à leurs lecteurs, « mettant en place un super environnement ».

En d’autres mots, les équipes ayant conçu cette idée semblent convaincues de la qualité de leur contenu (et de celle de leurs lecteurs) à même de captiver leurs audiences plusieurs secondes d’affilée. « Les lecteurs du Financial Times sont en train de consacrer six fois plus de temps sur notre site que dans d’autres sites d’informations économiques. »

Avant tout, Slade considère qu’il est nécessaire de se mettre à évaluer le temps qui est consacré à la marque qui est exposée. Et c’est ce qu’ils comptent faire cet été. Tester quelles formules de temps seraient-elles les plus appropriées à proposer et évaluer l’impact que cela pourra avoir sur les marques qui joueront le jeu.

LUL